Nota Bene

Nota Bene

Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Le Forum Que Vous N'Oublierez Pas De Sitôt - Histoire & Cinéma Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Extrémistes & Trolls S'Abstenir
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  ÉvènementsÉvènements  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

 

L'Ancre de Miséricorde - Pierre Mac Orlan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 65549
Age : 58
Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: L'Ancre de Miséricorde - Pierre Mac Orlan   Mar 8 Sep - 18:39



Extraits

Notre Opinion


Personnages principaux :

Yves-Marie Morgat, dit Petit Morgat :


Le narrateur. A l'époque des faits, il a seize ans et autant de foi dans la vie que d'illusions. Il vit avec son père, veuf, Jean-Sébatien Morgat, dans la boutique de shipchandler que tient celui-ci, rue de Siam : "L'Ancre de Corail". C'est sur ses instances que M. Morgat modifiera son enseigne, de telle sorte qu'elle devienne "L'Ancre de Miséricorde."

Quand débute le roman, il est encore collégien chez les Jésuites, dans une classe qui prépare à l'entrée à l'une des six grandes écoles d'artillerie de France - pour lui, on le sait à la fin, ce sera celle de Metz. Les roturiers y sont depuis peu admis. Cependant, son ambition secrète, c'est bien sûr la Marine, ce qui répugne à son père, celui-ci ayant, comme nombre de Bretons, perdu beaucoup trop de membres de sa famille sur l'océan.

Bien qu'il suive des études que l'on peut qualifier de scientifiques, Petit Morgat demeure une nature rêveuse et avide d'aventures. Il ne craint pas, par exemple, de découcher et de s'en aller rôder dans les rues mal-famées de Brest afin de rendre service à Jean-de-la-Sorgue, un forçat pour qui il s'est pris de sympathie.

Ses relations avec son père sont excellentes. Mais sans doute Yves-Marie trouve-t-il parfois celui-ci trop posé, trop dénué de fantaisie. Ce qui explique l'élan qui le porte vers Jérôme Burns, en qui il pressent l'antithèse de M. Morgat.

Jérôme Burns :

Ancien chirurgien de marine, il surgit un jour à "L'Ancre de Corail", intéressé par une longue-vue d'occasion exposée en vitrine. Très vite, il va sympathiser avec M. Morgat, son fils et même leur vieille servante, et aura table ouverte chez le shipchandler. La réciproque est d'ailleurs vraie : les Morgat - et en particulier Yves-Marie, plus disponible que son père - peuvent débarquer quand ils le veulent chez Jérôme Burns, lequel loge chez Mme Le Meur, de l'autre côté de la Penfeld, près du château de La Motte-Tanguy.

De temps en temps cependant, et parfois sans prévenir, Jérôme Burns s'absente de sa petite chambre de location, "une chambre de jeune fille", selon Petit Morgat. Ses absences sont de durée inégale et frustrent Yves-Marie car celui-ci finit, sans s'en rendre compte, par nouer avec le chirurgien une relation quasi filiale.

Jérôme Burns a une certaine propension à "tomber à pic", quand on ne l'espère plus et quand on a besoin de lui. Ce qui ajoute à la sensation de mystère qui se dégage de lui : mystère autour de son passé, mystère aussi au sujet de l'ambiguïté qu'il manifeste envers la mer, à la fois fasciné et révulsé par elle ... Bref, un caractère qui n'a rien de monolithique.

Jean-de-la-Sorgue :


Quel est son vrai nom ? Est-il si important que ça de le savoir ? En argot de l'époque, celui qu'il porte au bagne signifie "Jean-de-la-Nuit" et cela lui va à merveille. Forçat dont on ne connaît plus le forfait, bien vu des garde-chiourme parce que travailleur et calme, artiste à ses heures (il sculpte de petits objets en bois qui sont mis très légalement en vente sur les marchés environnants et qui lui rapportent un peu d'argent), il semble pourtant vouloir se venger d'un pirate, un certain Petit-Radet qui entre par son entremise dans l'existence de Petit Morgat.

En son genre, Jean-de-la-Sorgue est aussi mystérieux que Jérôme Burns.


Petit-Radet :

Frère de la côte, né dit-on à Méen, sur le rivage finistérien. Aussi célèbre pour sa cruauté que pour son audace. Condamné à mort par contumace par la justice du Roi, il a toujours échappé aux pièges qu'on lui tendait. De nos jours, on dirait de lui qu'il est une légende. Son ombre, sinistre et sauvage, plane sur le roman du début jusqu'à la fin.
_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."  - 
Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

Jean Hougron

Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. - Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. - Pierre Desproges
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blog.bebook.fr/woland/index.php/

L'Ancre de Miséricorde - Pierre Mac Orlan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: AUTOUR DES LIVRES & DE LA LITTERATURE :: Petit Répertoire des Personnages Dans Les Oeuvres Lues -