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George Orwell.

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Masques de Venise
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MessageSujet: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitimeJeu 22 Sep - 13:33

george - George Orwell. 1984rw5

Nombreux sont ceux qui ont entendu au moins une fois dans leur vie le nom de Big Brother. Trop nombreux restent ceux qui le confondent avec une espèce d'ordinateur gigantesque qui traque l'intimité de tout un chacun dans un futur à vrai dire si peu lointain que, pour nous, il est déjà du passé : 1984.

En réalité, Big Brother serait un dictateur issu du Parti socialiste anglais - le Labour de Tony Blair - et dont le physique (grosse moustache noire, yeux noirs, visage inexpressif, solidité terrible de l'ensemble) évoquerait plus ou moins Staline. Si j'utilise le conditionnel, c'est parce que, bien que sa photo et son effigie soient omniprésentes partout en Océania, Big Brother pourrait aussi bien (on s'en rend compte à la fin du roman) n'être qu'une création fantômatique destinée par des gouvernants invisibles à focaliser la ferveur patriotique des Océaniens.

Au delà de l'ambiguïté des régimes totalitaires connus et enregistrés au XXème siècle - tout particulièrement le nazisme et le stalinisme, seuls cités par Orwell - "1984" passe à la vitesse supérieure et dépeint un totalitarisme qui, si l'on ose dire, touche à une perfection de fin du monde.

En Océania, il n'y a ni camps de concentration, ni goulags et on ne peut pas parler vraiment de théories racistes. L'ennemi eurasien, par exemple, a certes des traits asiatiques. Mais du jour au lendemain, cet ennemi redevient un allié pur et dur ; mieux : on affirme haut et fort que jamais, au grand jamais, il n'a jamais été l'ennemi de l'Océania. L'ennemi, ce sont les Estasiens - lesquels sont de type européen.

La lutte des classes n'est pas non plus à l'ordre du jour. La société se répartit en trois groupes : le Parti intérieur (la nomenklatura), le Parti extérieur (une sous-nomenklatura) et les Prolétaires (le tout-venant). Aristocratie, bourgeoisie, capitalisme même ... Ces mots ont de moins en moins de sens. Le Parti réécrit sans cesse l'Histoire de façon à effacer tout ce qui l'a précédé - le fameux virage à 180° est ici institutionnalisé.

Tous ceux qui tentent de résister finissent "vaporisés" - l'humour noir anglais selon Orwell.

Et lorsque l'ancilangue aura cédé le pas à la novlangue, il n'y aura plus personne pour se rappeler de ce que signifiaient des mots comme "mauvais", "optimiste", etc ... Toute la complexité, toute la richesse du langage - et des idées - seront noyées sous des flots de mots outrancièrement simplificateurs. Ce qui ne sera pas bon sera "inbon", ce qui sera meilleur deviendra "plusbon", les adjectifs pourront servir de verbes, l'ordre des mots deviendra d'ailleurs interchangeable ...

(Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me fait penser aux technocrates de l'Education Nationale française, avec leurs "espaces transparents", leurs "inappétents scolaires" et leurs "référentiels bondissants aléatoires" ... Mr.Red )

Avec une puissance incroyable et une amertume glacée qui forcent toutes deux l'admiration, George Orwell préfigure le comble de la société totalitaire mais non égalitaire : le nivellement de la pensée par le bas et, partant, la mise en coupe réglée des masses, populaires ou non. Si le sexe est maintenu, le romancier anglais, avec une lucidité terrible, prévoit que cette fonction ne servira qu'à assurer la survie de l'espèce et que, surtout, il ne sera pas question d'assurer le plaisir à la femme ...

Bien entendu, la démonstration d'Orwell, pour être efficace, ne pouvait se satisfaire de héros combatifs. Peut-être Julia, la maîtresse de Winston Smith, l'est-elle un peu plus. Mais si peu ... Et elle aussi finit par trahir - par se trahir. En bref, tous deux sont des victimes, des moutons prêts pour le sacrifice et qui donnent parfois l'impression d'y courir avec une sombre délectation.

C'est là que le bât me blesse un peu, je l'avoue. Dans une superbe crise de désespoir littéraire - la plus achevée que j'aie jamais lue - Orwell nie le facteur humain alors que, curieusement, la société océanienne ne remet pas en cause la possibilité de l'existence d'un Dieu, très loin, quelque part. Orwell nie aussi le grain de sable, cet affreux et génial petit grain de sable qui finit toujours par venir à bout des mécaniques les plus subtiles et les plus démoniaques.

Or, je sais que les grains de sable existent, j'en ai la preuve. Tandis que Dieu ... Si l'on nie les premiers, il faut nier le second. Sinon, on se retrouve dans la position du croyant qui se refuse à entériner l'existence du Mal ...


N'empêche, surtout au jour d'aujourd'hui, après le Viêt-nam, après le Cambodge, après les Talibans et avec les fous religieux de toutes sortes, sans oublier les adorateurs planétaires du Veau d'Or, il faut lire "1984." Un homme averti en vaudra toujours deux.

Si George Orwell n'y avait pas cru, jamais il n'aurait écrit "1984", vous ne croyez pas ? Wink
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Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
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Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."  - 
Albert Samain

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Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

Jean Hougron

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Dernière édition par le Mer 7 Fév - 21:59, édité 1 fois
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Sibyllin
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MessageSujet: Re: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitimeMar 27 Sep - 23:16

J'ai lu ton texte avec intérêt, deux commentaires:
George Orwell était athée.
D'ailleurs tu dis "Orwell nie le facteur humain " et "la société océanienne ne remet pas en cause la possibilité de l'existence d'un Dieu." Tes deux phrases n'ont pas le même sujet. Ce que nie Orwell est une chose, ce que nie la société Océanienne en est une autre.
Tout à fait autre chose, quand tu dis "Le Parti réécrit sans cesse l'Histoire de façon à effacer tout ce qui l'a précédé". Il peut être utile de rappeler qu'Orwell n'a pas inventé cela. Cette façon de corriger l'histoire a réellement été pratiquée en URSS où l'on voyait les archives des journaux être corrigées. (particulièrement spectaculaire pour les archives photographiques:photos retouchées pour supprimer un à un les voisins de Staline sur la tribune d'honneur, visages découpés dans les photos de groupe, silhouettes passées au noir. ) Les anciens du PC nous disent qu'ils ne le savaient pas, mais Orwell le savait bien, lui, alors?:wool:
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Masques de Venise
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MessageSujet: Re: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitimeJeu 29 Sep - 14:00

Je trouve quant à moi étrange qu'un athée comme Orwell et qui, par définition, nie le principe divin (l'âme si l'on veut) puisse nier le facteur humain. Nombre d'athées de ma connaissance croient en l'Homme justement.

J'ignore tout de l'appartenance officielle d'Orwell au PC. Je l'ai toujours entendu représenter comme un anarchiste qui se rapprocha du POUM lors de la guerre d'Espagne. C'est là qu'il vit les partisans communistes, qui s'alignaient sans doute à l'époque sur la ligne stalinienne, s'en prendre à leurs alliés de l'extrême-gauche, les abattant avant même qu'un seul soldat franquiste fût en vue.

On comprend que, après une pareille expérience, il eût eu la haine envers Staline et les communistes.

"1984" était au départ une diatribe dirigée contre Staline (la société océanienne rappelle, et c'est très clair, le totalitarisme soviétique que celui des nazis). Mais, comme pour tous les grands romans, il a visé si juste qu'il peut aussi rappeler les dérives de nos sociétés actuelles, avec notamment cette intrusion de l'oeil électronique dans tout ce que nous faisons.

J'ai entendu ce matin à la radio que, bientôt, on pourrait regarder la télévision (13 chaînes) sur son portable. Dans les transports en commun par exemple. Perso, je ne suis pas preneuse. Mais l'idée que certains aient un tel besoin de TF1 et de M6 jusqu'à les transporter dans le métro, franchement, ça a quelque chose d'orwellien - et ça m'effraie. Cool
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Sibyllin
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MessageSujet: Re: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitimeSam 1 Oct - 20:06

Bonsoir Masque,
Tu as raison, je n'ai pas été claire. Je veux dire: Pourquoi dis-tu que Orwell nie le facteur humain? Cela ne me semble pas du tout correspondre à sa pensée.
Pour la position politique d'Orwell, je la vois comme toi.
Tu dis " Mais l'idée que certains aient un tel besoin de TF1 et de M6 jusqu'à les transporter dans le métro, franchement, ça a quelque chose d'orwellien - et ça m'effraie. " A mon avis, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Il y a toujours eu une majorité de gens comme ça. "Du pain et des jeux", cela ne date pas d'hier. Cela n'en empêche pas d'autres de vivre autrement. Au contraire, il y a sans doute aujourd'hui plus de diversité dans les modes de vie qu'il n'y en avait autrefois.
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MessageSujet: Re: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitimeLun 3 Oct - 17:40

Parce que la démonstration sans espoir d'Orwell suppose que Winston et Julia - comme tous ceux qui tenteraient de s'opposer à Big Brother - sont par essence d'une telle faiblesse qu'il leur est impossible d'aller jusqu'au bout de leur haine. Orwell - qui a pourtant été, toute sa vie, un "empêcheur de tourner en rond" - dépeint un Océania où cette espèce non seulement n'existe pas mais ne peut même pas exister.

A mon avis, ce n'est pas possible. Et l'existence d'Orwell en est la preuve, tu ne crois pas ? scratch

Ceci dit, une chose est sûre : il avait besoin de personnages qui s'effondraient pour parvenir à la fin qu'il souhaitait donner à son roman. Mais quand j'ai lu celui-ci, j'ai trouvé - peut-être à tort et, de toutes façons, cela reste subjectif - qu'Orwell donnait l'impression de partager cette certitude que les grains de sable n'existent pas.
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MessageSujet: Re: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitimeJeu 13 Oct - 17:14

Masques de Venise a écrit:

Bien entendu, la démonstration d'Orwell, pour être efficace, ne pouvait se satisfaire de héros combatifs. Peut-être Julia, la maîtresse de Winston Smith, l'est-elle un peu plus. Mais si peu ... Et elle aussi finit par trahir - par se trahir. En bref, tous deux sont des victimes, des moutons prêts pour le sacrifice et qui donnent parfois l'impression d'y courir avec une sombre délectation.

C'est là que le bât me blesse un peu, je l'avoue. Dans une superbe crise de désespoir littéraire - la plus achevée que j'aie jamais lue - [b]Orwell nie le facteur humain alors que, curieusement, la société océanienne ne remet pas en cause la possibilité de l'existence d'un Dieu, très loin, quelque part. Orwell nie aussi le grain de sable, cet affreux et génial petit grain de sable qui finit toujours par venir à bout des mécaniques les plus subtiles et les plus démoniaques.
Je ne suis pas sûr qu'Orwell nie le facteur humain, comme tu dis : ces deux héros ont tout de même été torturés, on leur a fait subir un lavage de cerveau (Winston finit par admettre, pire, par croire réellement que deux et deux puissent faire cinq, si le parti en a décidé ainsi).

De plus, la "motivation" de l'existence de cette société est très humaine (et c'est là que je trouve le livre un peu moins convaincant) : les oppresseurs agissent comme ils le font par goût du pouvoir, celui-ci étant défini comme le plaisir sadique d'humilier et d'écraser l'autre.
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MessageSujet: Re: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitimeLun 20 Juil - 12:44

La Ferme des Animaux

Citation :
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule-de-Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui est sur deux pattes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre pattes ou possède des ailes est un ami. (...) Tous les animaux sont égaux."
Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres."
(4ème de couverture)

Un roman qu'il faut lire, d'autant plus qu'il est assez bref (150 pages) pour être lu rapidement. Par contre, il serait souhaitable que les éditeurs français en prévoient une nouvelle édition, la traduction laissant à désirer.

Donc, dans cette ferme des animaux, les animaux se sont révoltés contre l'homme. En effet, l'homme est un affreux personnage, qui exploite les animaux pour son seul profit, et qui, lorsque les animaux ne lui rapportent plus rien, se débarrasse d'eux. Les cochons, animaux intelligents, ont observé l'homme, et la ferme, et se disent que, sans l'homme, ils pourraient tout aussi bien exploiter la ferme et bénéficier des profits dans une plus juste mesure. Et lorsqu'ils seraient trop âgés pour travailler, les animaux bénéficieraient d'une juste retraite dans des paturages verdoyants prévus à cet effet, au lieu de finir chez l'équarrisseur.
Le programme est tentant, et les animaux vont tous y souscrire. Mais les cochons, qui ont dirigé la révote, entendent bien conserver un rôle prédominant dans la nouvelle société. En particulier... Napoléon. Napoléon qui, d'ailleurs, estime que le fait de penser pour la communauté est un travail à part entière. De là à penser qu'il mérite plus que les autres...
Tous les animaux sont égaux, mais, lentement, certains vont s'avérer "plus égaux que d'autres"...

La Ferme des Animaux est bien sûr une critique des régimes totalitaires. Bien sûr, derrière Napoléon se profile l'image de Staline, mais pas seulement. Les manoeuvres politiques du cochon ne sont pas sans rappeler celles de Napoléon justement, ou encore la brutalité du régime nazi. Bien que publié en 1945, le roman préfigure aussi la Révolution Culturelle chinoise qui surviendra à la fin des années 60.
Mais il ne faut pas s'arrêter aux seuls cochons. Tous les animaux ont aussi leur responsabilité dans ce qui se passe. Aveuglement du cheval qui se donne entier à la Révolution et ne remet jamais en cause la parole du Chef, cynisme de l'âne qui se place au-dessus de la mélée, alors que de part son intelligence il pourrait constituer un contre-pouvoir... Orwell dessine en qq traits simples et efficaces le portrait de toute société humaine.
A noter également la description des rapports que la ferme entretient avec les hommes des fermes voisines, bonne critique, là encore, de la politique des états entre eux.
Un livre sombre, jusqu'à la fin.

Il faut que je relise 1984.
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Avoir un Corps m'est effroi - Avoir une Âme m'est effroi
Profonde - précaire Propriété - Possession, non choisie
Emily Dickinson
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MessageSujet: Re: George Orwell.   george - George Orwell. Icon_minitime

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