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Felix Salten

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Masques de Venise
Souverainiste, Patriote & Fière de l'Être !
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Masques de Venise

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Localisation : A la pointe de la Bretagne, au bord de l'Atlantique
Loisirs : Tout ce qui concerne les mots et les livres.
Date d'inscription : 06/05/2005

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MessageSujet: Felix Salten   Felix Salten Icon_minitimeLun 6 Sep - 16:01

6 septembre 1869, Budapest (Empire d'Autriche-Hongrie - Actuelle Hongrie) : naissance de Siegmund Salzmann, dit Felix Salten, poète, nouvelliste & romancier.

Fils d'un ingénieur hongrois d'origine juive et parfaitement assimilé, l'enfant grandit à Vienne, la capitale cosmopolite de l'Empire des Habsbourg, dans des quartiers comme le très bourgeois Alsergrund ou encore dans celui de Währing. A seize ans, les problèmes financiers de sa famille le contraignirent à abandonner ses études et, sans diplôme, il entra dans une compagnie d'assurances.

On ne sait trop quand il avait commencé à écrire mais son premier texte publié le fut le 15 janvier 1889, dans la revue littéraire "An der schönen blauen Donau / Le Beau Danube Bleu" et il s'agissait d'un poème. A la même époque, il se lie avec Arthur Schnitzler, Hugo von Hofmmansthal et Karl Kraus. Mais, au contraire de ceux-ci, il est indispensable pour Salten de parvenir à vivre de sa plume.

Il se range plutôt parmi les impressionnistes et ses premiers romans évoquent surtout la grande ville et la vie qu'on y mène. En 1894, il entame une liaison avec Lotte Glas - qui servira de modèle à la Therese Golowski de "Der Weg ins Freie" de Schnitzler - dont il aura une fille qui mourra l'année suivante.

Longtemps critique théâtral à la "Wiener Allgemeinen Zeitung", ce qui lui permit de favoriser certains de ses amis, dont Schnitzler, Salten passe à "Die Weit" en 1902. Il ne s'y gêne pas pour y évoquer les scandales de la Cour, dont il a vent par l'entremise de l'archiduc Léopold-Ferdinand, avec qui il s'est lié quatre ans plus tôt. L'exil de Léopold loin de Vienne, sur ordre de l'Empereur, pour une sombre histoire de prostituées, la liaison de Louise, soeur de l'archiduc, avec André Giron et la fuite de Louise de Saxe-Cobourg vers Paris, tout cela, il le passe au crible dans ses chroniques. On dit d'ailleurs qu'il aida Louise à quitter l'Autriche tout comme on lui impute la rédaction d'un livre récemment réédité chez Gallimard, dans la collection Folio, "Josefine Mutzenbacher", sorte de mémoires d'une jeune fille pauvre qui devient tout naturellement prostituée à Vienne et qui s'en porte fort bien.

De 1903 à 1905, Salten
publie également - mais sous pseudonyme - une série de portraits des têtes couronnées d'Europe. Bien que critique et méfiant envers ces dernières, la démocratie moderne, dominée par les masses, l'attirait peu mais lui semblait toutefois préférable au programme prévu par les chrétiens sociaux et foncièrement antisémites de Karl Lueger, maire de Vienne depuis 1897 et qui le restera jusqu'à sa mort en 1910. (Assez curieusement, la gestion de la ville par Lueger fut l'une des plus démocratiques qui soient et Stefan Zweig lui-même devait le noter.)

Dès 1901, Salten avait fondé le "Jung-Wiener Theater Zum lieben Augustin / Le Théâtre de la Jeune Vienne" qui répondait en quelque sorte à la création du cabaret "Ûberbrettl" d'Ernst von Wolzogen. Mais la première représentation ne fut pas un succès, loin s'en faut et l'affaire se solda par de lourdes pertes. Salten recommencera néanmoins cinq ans plus tard, avec le cabaret "Nachtlich."

Reconnu comme l'un des meilleurs journalistes de son temps, Salten se rendit à Ullstein en 1906, en qualité de rédacteur-en-chef du "B. Z. am Mittag" et du "Berliner Morgenpost." Il improvisa des reportages sur le terrible tremblement de terre de San-Francisco qui, bien que rédigés dans la capitale allemande, étaient on ne peut plus réalistes. Mais le climat politique berlinois ne convenait guère à notre journaliste-romancier qui revint bien vite à Vienne et au "Die Zeit."

Pour accroître ses revenus - comme il vivait sur un grand pied, il accumulait les dettes - Salten écrivit également des livrets d'opérettes et, à partir de 1913, des scénarios pour le cinéma.

Bien que sa pièce "Die Gemeine / Le Simple Soldat", rédigée en 1899, ne pût être montée avant 1919 en raison des convictions antimilitaristes qu'elle exposait, Salten accueillit avec enthousiasme le début de la Grande guerre. C'est lui qui créa le fameux mot d'ordre qui devint celui de la Neue Freie Presse : "Cela doit être !" Mais la désillusion ne tarda pas à suivre et, en 1917, il déclara que la guerre était "une catastrophe."

Après l'Armistice, Salten semble avoir radicalisé ses opinions politiques. En 1923, il devait publier un éloge de Marx, Adler et Trotsky et, en 1927, appeler à voter social-démocrate. A l'arrivée au pouvoir des nazis, l'écrivain semble s'être donné un temps de réflexion. Mais, dès 1934, des pressions sont exercées à son encontre pour qu'il démissionne de son poste de président du PEN Club autrichien et, l'année des Jeux Olympiques, Hitler fait interdire ses livres en Allemagne. Ce n'est pourtant qu'après l'Anschluss, le 13 mars 1938, que Salten fait ses valises et décide de s'exiler en Suisse, avec toute sa famille.

Il décède, le 8 octobre 1945, à Zurich.
Son dernier roman animalier, "Freunde aus aller Welt / Amis du monde entier", était sorti un an plus tôt.

Parmi tous ses romans, le plus célèbre demeure "Bambi, eine Lebensgeschichte aus dem Walde / Bambi, histoire d'une vie dans les Bois", qui parut en 1923 et fut traduit en anglais en 1928 avant de devenir un succès du Club du Livre du Mois. En 1933, le romancier en vendit les droits au réalisateur américain Sidney Franklin, lequel les revendit à Walt Disney. (La suite de ce roman, "Bambis Kinder, Eine Familie im Walde / Les Enfants de Bambi, une famille dans la Forêt", sortie en 1940, n'a par contre rien à voir avec le "Bambi II" de Disney.)

Après le succès rencontré par ce livre, les éditeurs de Salten exigèrent de lui des romans exclusivement animaliers. Deux d'entre eux ont également été adaptés par les Studios Disney :
il s'agit de "Eichhörnchens Perri / La Jeunesse de l'Ecureuil Perri" et "Der Hund von Florenz / Le Chien de Florence." Titres disneyiens : "Les Aventures de Perri" en 1957 et "Quelle Vie de Chien !" en 1959. Felix Salten Chapeau2





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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."  - 
Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

Jean Hougron

Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. - Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. - Pierre Desproges


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