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Adolfo Bioy Casares (Argentine)

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Masques de Venise
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MessageSujet: Adolfo Bioy Casares (Argentine)   Sam 23 Oct - 18:48

15 septembre 1914, Buenos Aires (Argentine) : naissance d'Adolfo Bioy Casares, traducteur, nouvelliste & romancier.

Petit-fils d'un riche propriétaire terrien qui possédait également une laiterie, le futur écrivain compte aussi parmi ses ancêtres le célèbre Patrick Lynch, immigrant irlandais qui fit fortune au XVIIIème siècle dans la région du Rio de la Plata (Che" Guevara descendait aussi de Lynch par son père).

Le jeune Adolfo compose sa première histoire à l'âge de onze ans. Il s'agit de "Iris y Margarita / Iris et Marguerite". Dans ses études, il s'intéresse surtout à la littérature même si certains aspects des mathématiques semblent l'attirer.

Bioy Casares a dix-huit ans quand il rencontre, par l'entremise de Victoria Ocampo, Jorge Luis Borges avec lequel il écrira nombre de livres, sous le pseudonyme de H. Bustos Domeq ("Chroniques de Bustos Domecq" et "Nouveaux Contes de Bustos Domecq"). En 1940, il épouse la soeur de Victoria, Silvina Ocampo et, en 1954, le couple adopte la fille que l'écrivain vient d'avoir d'une autre femme. La petite est baptisée Marta Bioy Ocampo.

Bioy Casares
décède le 8 mars 1999, à Buenos Aires.

Incontestablement, son oeuvre la plus connue est "La Invención de Morel / L'Invention de Morel", récit aux couleurs faussement fantastiques et/ou policières auquel on peut trouver plusieurs interprétations. Bioy Casares a souvent déclaré s'être inspiré de "L'Ile du Docteur Moreau" de H. G. Wells et, de son côté, le cinéaste Alain Resnais affirmait qu'il avait trouvé dans ce texte l'idée de son "L'Année dernière à Marienbad."

De "L'Invention de Morel", découle toute l'oeuvre de Bioy Casares : "Nouvelles fantastiques" en 1945, "Nouvelles d'Amour" en 1971 et les romans "Plan d'Evasion", qui date également de 1945 ou "Le Songe des Héros" en 1954. L'écrivain a reçu, en 1990, la distinction la plus honorifique de la littérature hispanique, le Prix Cervantes.
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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."  - 
Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

Jean Hougron

Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. - Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. - Pierre Desproges


Dernière édition par Masques de Venise le Dim 24 Oct - 13:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Adolfo Bioy Casares (Argentine)   Dim 24 Oct - 12:11


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MessageSujet: L'Invention de Morel   Dim 24 Oct - 12:46



La Invención de Morel
Traduction : J. P. Mourey

Extraits

Personnages

Court roman qui n'atteint pas les cent-trente pages, "L'Invention de Morel" s'inspire d'un fantastique à la H. G. Wells ou encore à la Jules Verne, celui du "Secret de Wilhelm Störitz." Mais sous l'argument fantastique, perce une réflexion complexe sur l'homme et la liberté.

Le narrateur, qui fuit on ne sait quel régime policier - quelques allusions à Caracas font penser au Vénézuéla - s'est réfugié sur une île que lui a désignée un Italien vivant à Calcutta. Sans nom, l'île a été abandonnée par ceux qui y ont bâti un musée, une piscine et une sorte de complexe hôtelier. A quelle époque ? Sans doute dans les années vingt, très vague point de repère temporel offert en pâture aux puristes du détail. Les légendes - mais sont-ce bien des légendes ? - ont alors pris leur essor : une "peste" étrange, plus proche de la lèpre ou de la gangrène que de la peste d'ailleurs, affligerait tout ce qui ose demeurer dans l'île, qu'il s'agisse de simples voyageurs ou des animaux et de la flore qu'elle abrite.

Mais le narrateur en est arrivé à un tel point de rejet - et de peur - de la société, qu'il met tout en oeuvre pour atteindre l'île et s'y cacher. Bientôt, à sa profonde stupeur, il constate que, contrairement à ce qu'on lui en a dit, l'île est habitée par une vingtaine ou une trentaine de personnes, hôtes et amis d'un certain Morel. Parmi ces gens, Faustine, une belle femme dont Morel paraît amoureux, va régulièrement se promener sur les rochers, charmant peu à peu le narrateur. Celui-ci fait tout pour attirer son attention mais, curieusement et en parfait accord avec l'attitude des autres "invités", Faustine ne le voit pas - un peu comme s'il lui était invisible ...

Aux efforts courageux du narrateur pour tenter de rationaliser son aventure, succède sa chute subtile et lente dans la folie. De bout en bout, le lecteur n'a, bien sûr, que le point de vue du narrateur pour se faire sa propre idée de la situation. Les réflexions pertinentes succèdent aux gestes fous, voire grotesques - comme la création de ce parterre de fleurs destiné à proclamer au grand jour l'amour du malheureux envers Faustine et devant lequel elle passe, là encore, comme s'il n'existait pas ...


Mais l'histoire faussement fantastique est aussi prétexte à une réflexion sur la place de l'individu dans la société, sur le droit de pensée et de conscience qu'elle lui laisse et sur les recours qu'elle lui autorise lorsque, justement, elle lui dénie ces droits. Le bilan final est peu réjouissant : Bioy Casares ne voit que la folie comme seul exutoire au refus de se fondre dans la norme. A moins que la fin de son héros, très symbolique, n'ouvre sur une vie désincarnée et à jamais libre, loin d'un corps abandonné en un peu réjouissant sacrifice.

Le propos, complexe, est traité avec une élégante simplicité. Bioy Casares adopte un style réaliste, sans aucune digression, pour évoquer une question morale et philosophique qu'on n'est pas près de résoudre. A ne réserver qu'aux inconditionnels.
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