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Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)

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MessageSujet: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeMer 3 Nov - 19:29

Les critiques sont à poster ici. Wink
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mazel
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mazel

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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeJeu 4 Nov - 14:07

Gloria Cigman.- il était une femme

La guerre de 100 ans fait rage, bien que la plupart des gens ne savent même plus pourquoi le conflit a éclaté... les hommes jeunes sont partis pour la France, certains sont morts, d'autres n'ont pas eu envie de revenir auprès de femmes acariâtres... qui restent seules, sans savoir si elles sont veuves ou abandonnées et sans pouvoir se remarier. Et comme si cela ne suffisait pas, la peste et la misère sont accompagnent le conflit.

La famille d'Alison, compte 17 enfants, de tous ses frères seul reste vivant Ben, un enfant attardé, et ses soeurs. C'est pourquoi leur père décide d'élever Alison comme un garçon afin de prendre sa succession dans le métier de tisserande, et très tôt elle le suivra dans ses voyages pour son négoce.

Mais l'époque est difficile pour une femme. Peux de voies lui sont offertes, la religion ou le mariage ; quant au choix d'un prétendant, il ne faut même pas y songer... Alison sera contrainte d'épouser un vieillard de l'âge de son père.

En fait, elle se mariera 7 fois et ne pourra choisir ses époux que lorsqu'elle sera devenue une riche veuve. Mais Alison a des états d'âmes en ce siècle ou la religion intervient a tout moment de la vie... la tentation de la chair lui fait adorer Marie-Madeleine... et l'emmènera en longs et épuisants pèlerinages, mais ne parviendra jamais a se guérir de la crainte de l'enfer.

Craintes d'autant plus terrible qu'elle est coupable du péché d'adultère ... ayant abandonné en un couvent une fille issue de ses amours coupables, et plus tard a eu recourt a un avortement pour l'enfant incestueux qu'elle a eu avec son frère.

Trois voix se font entendre dans ce roman :
- Celle d'Alison,
- Celle de Marthe, son amie d'enfance devenue religieuse, qui n'aura de cesse de retrouver Lys, la fille d'Alison, et de réconcilier la mère et la fille,
- et celle de Lollius, l'ami, l'amant, le père de sa fille et finalement son dernier époux.

Jelisavecplaisir mon avis : agréablement surprise par ce livre... l'histoire d'Alison est pittoresque et même picaresque... bien que le personnage soit assez antipathique à force d'égoïsme... mais pour survivre a ces temps troublés, il fallait une femme au caractère bien trempé et non une gente dame. Ayant été élevée pratiquement comme un garçon, il était fatal qu'Alison se sente troublée et agisse comme un homme plus que comme une femme. Et que l'auteur en ai fait un personnage de Chaucer n'est guère étonnant. Le pèlerinage d'Alison à Canterbury est tout à fait dans le ton des "contes de Canterbury.

Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) 1010 merci nota bene et les éditions calleva pour m'avoir donné cette belle lecture.

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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeVen 5 Nov - 15:20

Merci Mazel !
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mazel
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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeVen 5 Nov - 15:45

normal !
mais heureusement que tu étais là pour m'indiquer où mettre le commentaire...
bises
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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeVen 5 Nov - 16:39

C'est bien normal aussi ! Wink
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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeDim 28 Nov - 18:18

Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Femme_couv_site-7d489

Résumé:

« Alison, » dit son père, « sera élevée comme un garçon. »
Mais cette fille non désirée a un caractère bien trempé ; elle devient une femme pleine de passion, qui défie toute autorité masculine et connaîtra de nombreux mariages.
Alison est un pur produit du XIVe siècle, une époque tourmentée par des guerres interminables, la peste noire et une impitoyable chasse aux hérétiques.
Et pourtant, il y a quelque chose d’intemporel dans l’histoire de cette femme. Sa vie est assombrie par le conflit qui la déchire, entre son appétit insatiable et son besoin inassouvi de sérénité spirituelle.
Marquée par de lourds secrets, elle connaît le chagrin, l’angoisse et la perte des siens.
Et pourtant, la joie débordante d’Alison est semblable à une flamme : elle ne faiblit jamais bien longtemps.



Mon avis:

Bien que l'écriture de ce gros roman de 416 pages soit résolument moderne, il n'en reste pas moins qu'elle colle à l'histoire et qu'elle est très agréable. C'est bien simple, j'ai mis mon nez dans ce roman et je l'ai dévoré en un temps record. Nous suivons la vie d'Alison de bout en bout, toutes les péripéties qui l'ont aidée à se construire. Nous apprenons tous les détails à travers plusieurs narrateurs: Alison, sa grand-mère (Banmaman), Matilda (son amie), Lys (sa fille) ou Lollius qui deviendra, à force de ténacité, l'ultime époux. Je dis ultime car Alison n'a rien du caractère dévoué de la jeune fille que l'on peut trouver dans les romans médiévaux ou d'inspiration médiévale. Non, Alison n'est pas le cliché de la femme servant son mari jusqu'à la fin de ses jours. Alison est une fille tourmentée. Élevée comme un garçon, sa personnalité devient complexe. Elle est résolument attirée par le péché de chair tout en combattant ce dernier. Elle est tiraillée entre le sexe et la spiritualité. Elle le restera jusqu'à la fin, se prenant même pour Marie-Madeleine lorsque la mort approcha. Alison aura une multitude d'amants, pas moins de sept époux, une relation incestueuse avec son frère Ben, l'attardé. Elle abandonnera sa fille, Lys, fruit de ses amours coupables. Lys, dernière narratrice, Lys à qui la mère avait raconté qu'elle était le fruit d'un viol. Lys qui n'apprendra que tardivement la vérité et qui finira dans un couvent. Elle cherchera qui est son père ; pauvre fille dont la vie fut happée par celle de sa mère. On a pitié de ce triste destin.

A travers ce personnage d'Alison, qui, il faut bien le dire, finit par agacer (bien qu'attachante au départ), se dessine une période ponctuée par la guerre et la maladie. Ceci dit, tout n'est pas noir dans ce roman. Il ne faut pas oublier le message ultime: il faut donner de l'amour.

Un grand merci aux Editions Calleva pour ce partenariat avec le forum Nota Bene.
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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeDim 28 Nov - 18:24

Un extrait ici. Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Chapeau2
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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeLun 29 Nov - 16:08

Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Iletai10

A Wife There Was
Traduction : Marthe Mensah

Extraits

Personnages


Merci aux Editions Calleva qui, dans le cadre d'un partenariat avec notre forum, nous ont permis de découvrir à titre gracieux ce titre de Gloria Cigman.


Séduite et intriguée par le personnage de l'une des pèlerines mises en scène par Chaucer dans ses "Contes de Canterbury", Gloria Cigman avait formé le projet de retracer le destin d'un personnage qui, à ses yeux, était d'exception, surtout dans le contexte d'un Moyen-Age où la femme demeure le plus souvent soumise à l'homme, qu'il s'agisse du père, du frère, de l'oncle, du tuteur ou du mari.

N'ayant pas (encore) lu l'oeuvre de Chaucer, je ne saurais dire si j'aurais moi-même succombé au charisme de dame Alison. Mais, en toute franchise, le caractère qu'elle nous révèle dans "Il Etait Une Femme" est loin de m'avoir séduite. Dès l'enfance en effet, elle est narcissique à outrance, trait de caractère qui peut avoir son charme dans certains cas (on pense à la Scarlett O'Hara de Margaret Mitchell) mais qui, s'il n'est pas maîtrisé ou canalisé par l'action du livre ou son contexte historique, devient vite insupportable.

Si l'on compatit à bon droit au destin de pion que lui impose très tôt sa condition féminine - son père la veut aussi instruite qu'un garçon mais elle doit se travestir pour suivre les cours du collège, puis, afin d'éviter la faillite familiale, on la marie à douze ans à la fortune d'un vieillard, elle prend un jour un jeune amant dont elle a une fille qu'elle se voit évidemment contrainte d'abandonner, etc, etc ... - on est choqué par la constance avec laquelle Alison se concentre sur elle, et sur elle seule. Certes, nous sommes en présence d'une riche nature et, eût-elle un peu plus de jugeote, qu'on pourrait voir en elle une ancêtre des féministes. Le problème est qu'Alison n'a aucune vision sociale ou politique de son rôle dans la société qui est la sienne (sauf quelques éclairs, très brefs et très frustrants, çà et là) et qu'elle est en outre incapable de se projeter dans l'avenir. Quant à lui demander de réfléchir pleinement sur la condition féminine tout entière, cela relève de la fantasmagorie pure et simple. Le moment présent, ce qu'il y a eu d'heureux dans le passé, cela lui suffit - et elle ne s'en cache pas.

Si encore son narcissisme la protégeait de la notion de culpabilité sur laquelle se fonde la religion judéo-chrétienne ! Mais non, on est tenté d'écrire que cette chape de plomb, ces mea culpa continuels, agrémentés de je ne sais plus combien de pèlerinages (elle se rend même à Jérusalem), cette foi propre au Moyen-Age, lui permettent au contraire de recentrer son narcissisme autour de sa petite personne. Depuis la naissance adultérine de sa fille, Alison se sait pécheresse et tient à tous prix à obtenir le pardon divin. D'où sa manie ambulatoire vers les lieux de pélerinage traditionnels de l'époque - et son apparition chez Chaucer. Son repentir est probablement sincère mais la jouissance qu'elle goûte à tous ces déplacements, à toutes ces prières, a quelque chose de fort peu catholique ...

Bien entendu, Gloria Cigman utilise tous les ressorts de son intrigue pour nous faire découvrir le Moyen-Age au quotidien, à l'époque où sévissait encore la guerre entre les Anglais et les Français, où les estropiés et les malades prenaient la route pour se faire guérir à Compostelle ou à Rome et où les riches marchands drapiers des Flandres introduisaient leur art en Grande-Bretagne. Tout cela est fort intéressant mais l'héroïne et ses affaires personnelles sont si envahissantes que c'est à peine si on a le temps de jeter un coup d'oeil au contexte historique ou social.

Je sors donc de cette lecture assez déçue. Mais ce n'est là qu'une opinion personnelle et qui tient essentiellement au peu d'empathie que j'éprouve envers les personnages narcissiques, qui me lassent très, très vite et, qui pis est, finissent par m'exaspérer. Tant que l'action garde le pas sur eux, ça peut aller mais si elle n'y parvient pas ... Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Chapeau2
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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitimeDim 2 Jan - 15:59

Curieuse histoire, très curieuse... J'en suis encore à me demander si j'ai aimé ou pas.
Un personnage très moderne dans ses actions, ses propos, ses pensées mais qui est supposé évoluer dans une réalité ancienne avec laquelle elle est si peu en phase. Je n'ai pas réussi à rattacher Dame Alison à son monde, son époque. J'ai eu en permanence le sentiment d'être sollicitée par des messages contradictoires.

J'ai aimé le personnage, avec ses forces et ses failles un peu comme j'avais aimé l'Undine Spragg d'Edith Wharton mais le tout me laisse un arrière-goût bizarre... Au final, je reste avec l'impression d'une superposition sur la rétine, comme si j'avais "vu" deux histoires à la fois.
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MessageSujet: Re: Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman)   Editions Calleva - Il était une femme (Gloria Cigman) Icon_minitime

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