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Alice/Les Soeurs Parker - Caroline Quine (Caroline Keene)

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Masques de Venise
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MessageSujet: Alice/Les Soeurs Parker - Caroline Quine (Caroline Keene)   Jeu 27 Oct - 17:10

Provence, tu disais l'autre jour, dans un jeu, que tu avais été une passionnée de cette série. Connais-tu ce site :

http://www.nancydrewsleuth.com/

et celui-là :

http://www.geocities.com/SoHo/Nook/3173/index.html

Evidemment, il sont anglophones.

Pour les soeurs Parker, celui-ci, qui est francophone :

http://perso.wanadoo.fr/lebrunf9/bd/bverte/quine.html

et plutôt complet.

Enfin, un site francophone sur Alice, hélas ! beaucoup plus pauvres que les précédents :

http://caroline.quine.free.fr/.

N'empêche, toutes ces vieilles couvertures, ça me fait rêver ...

Bref, on y apprend entre autres que Alice fut portée à l'écran en 1938 et 1939 - et adapté à la télévision dans les années 80 ; qu'il y eut des poupées et des jeux "Alice" ainsi que de nombreux dérivés ...

Comme quoi, J.K. Rowling n'a rien inventé, quoi qu'en disent certains ... Wink
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"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

Celui qui n'a pas fait tout ce qu'il pouvait faire n'a rien fait.
Charles Pathé


La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron



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MessageSujet: Alice & le Clavecin   Lun 15 Aoû - 20:10





Auteur se dissimulant derrière le célèbre pseudonyme : Mildred Wirt Benson
Titre original : The Secret In The Old Attic
Traduction : Alice Juba
Illustrations : Albert Chazelle


ISBN 1974 : 2 01 001222 4


Extraits
Personnages


Dieu ! que ce post est vieux !   C'est que Nota Bene a mis dix ans à peu près pour prendre son ampleur actuelle et nul ne peut être à la fois au four et au moulin, n'est-ce pas ? Et dites-vous bien, nous l'avouons pour notre part sans aucune honte, que, sans Mildred Wirt Benson, , Paul-Jacques Bonzon et bien entendu l'Incontournable comtesse de Ségur,  nous n'eussions peut-être jamais lu Balzac, Faulkner ou encore Barbey d'Aurevilly, voire même Arthur Machen.

Alors merci, merci à tous ces personnages récurrents de la série "Alice" que je cite ci-après :

1) Alice Roy, bien sûr (Nancy Drew dans la version originale), dix-huit ans, blonde, mignonne, intelligente, fille d'un sollicitor qui lui a légué, semble-t-il, son goût du mystère et de la recherche ;

2) James Roy, le sollicitor en question, l'un des notables de River City, réputé pour son intégrité professionnel et qui est resté veuf à la mort de sa femme. Il lui arrive de confier des affaires à Alice et, parfois, il est lui-même, comme dans "Alice au Manoir Hanté", la victime de l'intrigue ;

3) Sarah, la gouvernante qui a élevé Alice. Réputée pour sa gentillesse, sa fermeté, ses talents culinaires et des qualités dont j'ai perdu le nombre, elle est aussi connue pour s'inquiéter si Alice ne rentre pas à l'heure ...

4) Elizabeth (Bess) Taylor, blonde et "belle plante", et sa cousine germaine, Marion Webb, aux cheveux noirs "à la garçonne" et aux allures beaucoup plus sportives, toutes deux amies d'enfance d'Alice qu'elles suivent aveuglément non sans que la première grognonne souvent de la témérité d'Alice et sans que la seconde serve souvent de "planche de salut" ;

5) Edward (Ned) Nickerson, étudiant à l'Université d'Emerson, rencontré par Alice en 1932 (soit deux ans après la création de la sério) dans "Alice et le Carnet Vert / The Clue in the Diary" et qui devient son boy-friend attitré. Il est joli garçon et pas bête : ça ne gâche rien.

Dans "The Secret In The Old Attic", Alice s'étonne d'ailleurs que Ned ne l'ait pas encore contactée pour l'inviter au bal traditionnel des Etudiants d'Emerson et cela la peine, c'est sûr. Fort heureusement pour la distraire, son père se voit confier la mission de retrouver un plagiaire par un descendant désargenté de vieux Sudistes, Philipp March, ancien militaire qui a fait a Grande guerre et a eu la malchance de perdre son fils unique (l'auteur des chansons) lors du conflit suivant. Or, il est vital, tant pour Mr March que pour sa petite-fille Moira, qu'il élève, de retrouver ce plagiaire qui s'est introduit chez lui et lui a volé au moins une chanson de son fils, laquelle chanson fait désormais un tabac à la radio. Sinon, il sera obligé de vendre la maison, de placer Moira en institution et d'aller lui-même à l'hospice.

Dans la vieille maison qui date du temps de l'Esclavage, Alice fouille, cherche, éternue et enlève les toiles d'araignées, avec l'aide de Bess qui manque s'évanouir à chaque souris qu'elle voit, et de Marion, qui se contente d'ouvrir la porte pour libérer le pauvre animal. Mais c'est vraiment une drôle de vieille maison : les cordes d'une guitare solitaire y jouent la nuit, Moira disparaît (mais on la retrouve vite), une porte dérobée s'ouvre devant Alice sous la pression de la main d'un squelette bloquée dans le placard, des araignées aussi étranges que nombreuses vont et viennent, un mystérieux clavecin a été caché dans une mansarde secrète (mais pas de rouleaux de musique avec, semble-t-il) et, comme si cela ne suffisait pas, voilà Mr Roy sollicité en même temps pour une affaire très moderne d'espionnage industriel sur la fabrication d'un procédé révolutionnaire de la soie ....

Même quand on connaît les "ficelles" Caroline Quine, on sourit toujours avec émotion de la façon dont l'affaire est enlevée et résolue ainsi que de l'habileté avec laquelle se mêlent plusieurs intrigues en apparence aussi dissemblables que possible. Et on se laisse une fois de plus capturer, fasciner, séduire, hypnotiser par cette atmosphère que nous restituent admirablement (et de façon si reconnaissable pour les initiés) les illustrations d'Albert Chazelle - un peu vieillottes, certes, mais "Alice et le Clavecin" date de 1944 et ne sortit en France qu'en 1967.

"Alice et le Clavecin" constitue l'une des portes les plus attirantes qui nous donne accès à ce pays de sécurité que symbolise toute la série "Nancy Drew." Bon, d'accord, les Méchants manquent un peu de subtilité et les Gentils ne sont pas loin de l'auréole céleste. Oh ! Personne n'est vraiment parfait à 100%  mais ce monde-là est si structuré, si net, si apaisant ... On referme le livre et l'on se plonge, pourquoi le nier ? dans un tourbillon de regrets, ceux de cette époque que l'on a traversée il y a maintenant si longtemps, où les éditeurs avaient la courtoisie ne pas "abréger" les textes originaux et où tout était encore permis à nos espoirs et à nos illusions.

Enfin, du moins le croyions-nous ...


Mais chaque fois, le miracle renaît : à nouveau, on croit ... N'est-ce pas merveilleux ?

Courez voir et à bientôt car nous reparlerons d'Alice Roy / Nancy Drew, vous pouvez y compter. Bonne plongée dans le passé littéraire qui, ne l'oubliez pas, a façonné une part non négligeable de notre - de votre - personnalité de Lecteur ...

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MessageSujet: Alice Dans l'Île Au Trésor   Jeu 22 Sep - 13:02



The Quest Of The Missing Map
Texte français : Claude Voilier
Illustrations : Albert Chazelle


ISBN : Non Indiqué et probablement inexistant à l'époque de l'édition

Extraits
Personnages



Le thème de la carte - souvent déchirée en deux et qui révèle la position d'une île mystérieuse recelant un trésor tout aussi mystérieux - a toujours fourni un thème de choix pour le littérature dite "de jeunesse" - et même pour la littérature tout court. Dans les pays anglo-saxons, le must est atteint sans conteste par le grand Robert-Louis Stevenson avec son "Île au Trésor" dont, jusqu'ici, je l'observe non sans étonnement, Nota Bene ne comprend aucune fiche  Evil or Very Mad . Lacune des plus graves à réparer au plus tôt car qui, parmi vous, lecteurs, ne se rappelle avoir dévoré en son enfance les aventures de Jim Hawkins et s'être posé quelques questions ambiguës sur son amitié tout aussi ambiguë avec le célébrissime Long John Silver ? Je me rappelle d'ailleurs que ma première lecture de cette oeuvre se fit elle aussi ... sous la jaquette d'un volume de la Bibliothèque Verte - je devais être en CE2 à l'époque, c'est vous dire. Ce qui fait qu'il faudra que je me le relise - dans la collection d'origine avec une boîte de Kleenex à mes côtés ou bien en Livre de Poche : qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? Et yo-oh-oh ! Une bouteille de rhum ! ...  

De ce thème de la carte au trésor qui a des longueurs et des longueurs d'avance, filant avec détermination, sur ses petites pattes frétillantes, devant les héros qui s'essoufflent à sa recherche, Mildred Wirt Benson, alias Caroline Keene, et, en France, pour des raisons inconnues, Caroline Quine, s'en saisit en 1942 pour l'intrigue de sa "Treasure Island" et l'un des scenarii de la série "Nancy Drew" qu'elle réalisa.
Mais signalons que le roman ne sortit en France qu'en 1966, chez Hachette, avec les changements de noms d'usage, Nancy étant devenue notamment Alice Roy. Signalons aussi qu'une bonne partie de l'intrigue se déroule néanmoins à terre puisque, à l'origine, Alice doit d'en être mise au courant par son père, James Roy, sollicitor de profession. Une jeune cliente, Ellen Smith, venue le consulter, n'est autre que la fille de l'un des propriétaires de la carte indiquant la longitude et la latitude magiques. J'écris "magiques" parce que, comme toujours chez Benson dans ce genre de situation, si l'île se retrouvait et si l'on y découvrait le trésor, cela sortirait Ellen et sa mère d'une situation pécuniaire on ne peut plus "fil du rasoir."

Actuellement, pour mettre un peu de beurre dans les épinards quotidiens, Ellen donne des cours de musique et, justement, est sur le point d'accepter la proposition de Mrs Chatham, une belle quadragénaire sympathique mais assez capricieuse, et complètement dépassée par les faits et gestes de sa fille, la jeune Trixie, une enfant qui sait se montrer aussi aimable que sa mère quand elle le désire mais visiblement hyper-active et trop habituée à obtenir absolument tout de sa génitrice pourvu qu'elle boude assez longtemps afin d'atteindre à son but pour changer du jour au lendemain son comportement de petite fille "pourrie-gâtée" et devenir l'une de ces "petites filles modèles" si chères à Mme de Ségur.

C'est en raison de ce caractère aussi bourré de piquants qu'un cactus mexicain mais aussi parce qu'elle juge l'enfant trop impressionnable et la maison où elle doit lui donner ses cours bizarre et presque inhospitalière en dépit du statut social très aisé qui s'y étale partout, qu'Ellen Smith hésite fortement à s'engager. Puis, les leçons se dérouleraient dans le Pavillon de Musique, bâtiment "à part" qui fascine et terrifie en même temps Trixie, laquelle le déclare parfois "hanté." Mais, si l'enfant se trompe sur l'origine des choses étranges qui se déroulent dans le pavillon, elle ne ment pas : le piano, par exemple, est capable de jouer tout seul, sous les yeux stupéfaits d'éventuels spectateurs ...

Mais tout cela nous éloigne de la carte au trésor, me direz-vous. Oui ... et non. (Je ne vais pas tout vous raconter, tout de même. ) Sachez seulement que le père d'Ellen avait un jumeau et que les deux frères s'étaient partagé la carte. Or, bien entendu, tandis que mourait le père d'Ellen, son jumeau, lui, s'était déjà fondu dans la foule américaine depuis des lustres.

Et sa moitié de carte avec lui ...

Ah ! certes, pour atteindre à cette fameuse île, Alice aura à affronter bien des tribulations et à franchir bien des obstacles parfois dangereux. Elle réussira, bien sûr mais non sans avoir tenu son lectorat en haleine pendant un peu plus de deux-cent-cinquante pages, en tous cas dans l'édition 1966 parue chez Hachette. Il faut tout de même le faire avec un thème aussi ... bateau (sans jeu de mots stupide Laughing .)

Personnellement, je préfère de loin "Alice au Manoir Hanté", qui date de 1930 et dont je finirai bien par vous parler un jour dans cette rubrique. Mais il y a des similitudes entre les deux intrigues - également avec celle d'"Alice et le Clavecin" d'ailleurs : Mildred Benson devait avoir un faible pour les spectres et plus encore pour les instruments de musique qui jouent tout seuls en public. Cela, il faut le dire, pour notre plus grand plaisir car, même si l'on a vieilli, même si l'on connaît les ficelles du livre, on est toujours heureux de les retrouver, énormes (pour les ficelles) et inchangées. Ne sont-elles pas, en fait, un peu de nous-même - de ce nous-même désormais si loin sur la route mais qui palpite encore, naïf et plein d'illusions, tout au fond de notre coeur ?

Un peu, soit. Rien qu'un peu. Mais si précieux dans le fond ... Bonne relecture !

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MessageSujet: Alice & Le Carnet Vert   Ven 14 Oct - 13:01



The Clue in The Diary
Adaptation française : Anne Joba
Illustrations : Albert Chazelle


ISBN : Inusité à l'époque

Extraits
Personnages



Livre très important dans la série puisque Mildred Wirt Benson y fait se rencontrer pour la première fois Alice et celui qui deviendra son boy-friend, Ned Nickerson, l'un des rares personnages américains à avoir conservé son nom originel dans la version française. Celle parue chez Hachette en 1962 est d'ailleurs une édition déjà abrégée par rapport à l'édition originale, parue chez Grosset & Dunlap, à New-York, en 1932. Nouveau tripatouillage dans les rééditions de notre époque où tous les passages incluant Ned et Alice sont réécrits de manière à faire croire qu'ils se connaissent peut-être pas depuis l'enfance, mais presque. Donc, un conseil : ou bien vous vous procurez l'original (ancien si possible) en anglais, ou bien vous vous en tenez à la version Hachette des années soixante qui, en dépit de ses "coupures" demeure relativement fidèle à son modèle. A moins que vous n'ayez la chance de tomber sur un exemplaire français Hachette intégralement couvert de toile verte et qui, lui, présente le texte intégral.

Selon l'ordre de parution américain, "Alice et le Carnet Vert" reste cependant le septième volume de la série. Alice fait la connaissance de Ned dans des circonstances un peu bizarres : stoppée par l'incendie d'une maison alors qu'elle rentre sur River City en compagnie de Bess et Marion, la fille de James Roy, lorsqu'elle veut quitter les lieux, aperçoit un jeune homme déjà au volant de son cabriolet et qui, comme il  l'explique à une Alice tout d'abord méfiante, cherchait simplement à retirer la voiture d'une zone qui devenait dangereuse, l'incendie progressant à toutes flammes, poussé par un vent violent. Vous vous en doutez, Ned va tout faire pour revoir Alice et il deviendra très vite l'un des personnages récurrents de la série. Comme le veut l'époque, leurs relations restent très chastes. Les Japonais devraient songer à nous en donner une version "manga", tiens : je suis sûre que ça nous étonnerait sans, pour autant, tomber dans le vulgaire ...  Wink

Dans cette enquête qui commence par l'incendie de cette superbe maison, propriété d'un revendeur de brevets créés par les autres, Felix Raibolt, surnommé "Felix le Renard", le hasard veut qu'Alice croise un homme, grand, blond, au visage plutôt émacié et pour le moins inquiet, qui semble ni plus ni moins s'enfuir. Immédiatement, elle pense se trouver en face du pyromane mais le reste du livre va nous prouver le contraire. Alice découvre aussi sur le terrain un petit carnet à la jaquette verte et rempli de notes dont l'essentiel sont en suédois.

Or il se trouve, par le plus grand des hasards, qu'Alice et ses amies cherchent à venir en aide à Mrs Doll et à sa fille, une enfant charmante surnommée "Douce" - n'est-ce point tout dire ? - dont le père, qui créait des inventions et cherchait à vendre ses brevets avait justement rendez-vous avec Raibolt le soir de l'incendie. Ou quelque chose d'approchant. En tous cas, les deux hommes se connaissaient et il paraît bien que, fidèle à sa stratégie de fripouille ayant pignon sur rue, Mr Raibolt (dont on a perdu la trace entretemps, le même jour que l'incendie), avait bel et bien acheté l'un des brevets de Mr Doll - lequel, soulignons-le, a américanisé son nom car il est en fait d'origine suédoise - mais pour une poignée de sapèques - et encore ... down

Au fur et à mesure que progresse le récit, tout accable de plus en plus le malheureux Doll qui se fait même arrêter pour la disparition de Raibolt. Mais, soutenu par son équipe habituelle, à laquelle nous pouvons désormais ajouter Ned Nickerson, Alice Roy / Nancy Drew veille au grain ...

Le lecteur de romans policiers averti s'étonnera sans doute que, bien qu'aucun cadavre n'ait été retrouvé dans les décombres, la police de River City estime dès le départ que Raibolt a achevé sa vie en fumée. Mais nous sommes dans la littérature pour la jeunesse et ce genre de détails n'est pas ici ce qui prime, au contraire de la personnalité de l'héroïne, de la bienveillance protectrice de son père (James Roy est un "pilier" sur lequel on peut compter et qui, de par sa profession, c'est très important, représente la Loi), des différences amusantes existant entre la brune Marion, le "garçon manqué" de la bande et sa cousine, Bess, blonde et plutôt potelée, toujours prête à s'évanouir à la vue du moindre bout de patte d'une araignée morte, de cette nouvelle pièce de l'échiquier, brune, jeune et séduisante, étudiant et de bonne famille, qui vient d'apparaître sous les traits de Ned Nickerson, victime de ce que l'on appelle encore de nos jours "le coup de foudre", de l'incontournable Sarah qui participe à cette enquête en permettant à Alice de faire traduire le fameux carnet par leur boulanger, un immigré suédois, de la véritable mégère que symbolise l'horrible Mrs Raibolt, qui joue encore à la veuve en grand deuil alors qu'on vient de retrouver son mari, bref, de toute cette ambiance si chaude, si rangée, si structurée où l'Aventure - on l'espère bien - va débouler comme un chien dans un jeu de bowling et autoriser une intrigue palpitante qui, une fois résolue, permettra de remettre les quilles en place pour le prochain strike.

A lire et à relire, bien sûr. Et à faire lire ! Ou alors, vous avez perdu toute l'enfance de votre coeur et c'est bien triste.  

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MessageSujet: Alice & le Pickpocket   Mer 16 Nov - 13:02



Titre Original : The Clue In The Jewel Box
Texte français : Hélène Commin
Illustrations : Albert Chazelle


ISBN : non cité - Editions Hachette Bibliothèque Verte 1963

Extraits

Personnages



Sorti à l'origine chez "Grasset & Dunlap", à New-York, en 1943, alors que les Etats-Unis étaient enfin entrés en guerre contre l'Axe, "The Clue In The Jewel Box", littéralement "L'Indice dans la Boîte à Bijoux", se vit rebaptiser vingt ans plus tard en France "Alice et le Pickpocket." Tout tourne, il est vrai, à la fois autour d'un œuf de Fabergé qui s'ouvre sur un rossignol chantant, alors qu'il n'aurait pas dû le faire, l'air de "Joli Tambour", et d'un mystérieux pickpocket qui, avec son complice, va même jusqu'à démester habilement le propre père d'Alice, James Roy, de son portefeuille et de la somme, très coquette pour l'époque, de 300 dollars. Les éditeurs français, partisans d'un titre plus court, ont finalement décidé de mettre en vedette le pickpocket aux dépens d'un bien qu'il recherche avec passion, d'autant que ce bien se double d'un héritage conséquent et d'un titre princier. Mais oui !

Ne l'oublions pas : nous sommes en 1943. A l'époque, les réfugiés qui font voile sur les USA sont de vrais réfugiés, ayant les autorités nazies et leur cortège d'horreurs et d'injustices à leurs trousses. Mildred Wirt Benson est à nouveau la maîtresse d'oeuvre de ce roman qui précède "Alice & le Clavecin" et suit "Alice dans l'Île au Trésor", et qui porte le numéro vingt dans la série qu'elle initia. Or, elle n'est pas sans savoir que, dans les pays d'Europe de l'Est, envahis par les Nazis, les populations ont pris le chemin de l'Exil, s'arrêtant parfois çà et là en Europe de l'Ouest mais, vite rattrapées par le fléau à croix gammée, n'ont eu plus de ressources que de franchir l'Atlantique. Cette situation historique parfaitement exacte, elle va l'exploiter pour fournir un fleuron de plus à la couronne de son héroïne.

Toujours très romanesque, elle imagine la souveraine déchue d'un royaume proche de la Hongrie, la reine Marie, qui vit désormais à River City sous le nom de Mme Alessandro. C'est par l'intermédiaire de son antiquaire favori, M. Faber, chez qui elle s'était rendue pour trouver un cadeau pour l'anniversaire de son père, qu'Alice Roy / Nancy Drew va faire sa connaissance et, vous n'en doutez pas, je l'espère, se passionner pour la personnalité et l'histoire de cette grande dame qui, pourtant, sait se montrer si simple, comme se doit de l'être une véritable aristocrate.

Introduites dans l'intimité de Mme Alessandro, Alice et ses inséparables Bess et Marion apprennent que la vieille dame, si elle a perdu son fils et sa belle-fille dans la tourmente, n'en a pas moins un petit-fils, Mikhaïl, désormais adulte mais qui a disparu en même temps que sa gouvernante. Guidé et protégé par celle-ci, il aurait réussi, lui aussi, à rejoindre l'Amérique du Nord. Seulement voilà, on a perdu sa trace alors qu'il était encore enfant et vous avouerez que la retrouver dans de telles circonstances, c'est se livrer un peu à la recherche d'une aiguille minuscule dans une gigantesque botte de foin.

Les hasards du genre étant ce qu'ils sont, Alice, d'indice en coïncidence et de coïncidence en improbabilité si flagrante mais aussi si désarmante, n'en va pas moins remonter la piste du prince Michel. Hélas ! tout laisse à penser que le jeune homme, désormais connu sous l'identité de Francis Baume, a très, très mal tourné  Sniffsniff Sniffsniff et, pour survivre, s'est fait pickpocket affraid affraid . En plus, où est donc passée sont éducation ? Invité chez sa grand-mère, qui ne cesse de le contempler avec adoration alors que sa domestique, qui a connu elle aussi le prince enfant, ne croit guère à cette réapparition aussi intempestive que déroutante et s'empresse de recompter l'argenterie dès que Baume a quitté sa cuisine, c'est tout juste s'il ne nous fait pas l'honneur pour le moins douteux d'un concert de "'slirps" et de "pssshhhhts" en accompagnement de l'excellent repas qu'on lui sert dans la vaisselle armoriée de ses ancêtres.

Alice elle-même commence à douter :
sauf traumatisme extrêmement grave, une éducation reçue dès la prime enfance et pour ainsi dire déjà inscrite dans les gènes de celui ou de celle qui en a bénéficié, ne peut pas s'oublier du jour au lendemain. En outre, le prétendu prince-héritier, qui s'intéresse énormément à la fortune de sa royale grand-mère et aux objets précieux qu'elle a réussi à ramener de son passé (dont le fameux œuf de Fabergé avec son rossignol chantant sur un rythme un peu trop maladroit), ne fait guère preuve d'empathie envers son aïeule, passe son temps à lui demander de l'argent et évoque à peine quelques généralités qu'il se rappellerait sur son enfance. Visiblement, le Roi Dollar est le seul souverain qu'il révère, ce qui démontre bien un mauvais goût qui ne se manifeste pas par ailleurs dans sa famille - hormis peut-être chez quelques lointains ancêtres un peu pillards qui vivaient d'ailleurs à une époque où l'infernale monnaie verte n'existait pas encore.

En parallèle, Alice, par l'intermédiaire de son amie Jeannette (Cf. entre autres, si mes souvenirs sont bons, "Alice au Manoir Hanté" Wink , deuxième volume de l'inoubliable série), fait la connaissance d'une jeune fille originaire du même pays que Mme Alessandro et qui cherche à se faire un nom comme styliste. Cette jeune fille, au demeurant ravissante, a pour fiancé un ...

... Bon, c'est fini pour l'intrigue. Vous n'en saurez pas plus :gorgedéployée: .
Pour aller plus loin , il vous faudra retirer en catimini votre âme d'enfant du coffre-fort ou de la pièce dérobée où vous la dissimulez régulièrement et vous replonger avec elle dans "The Clue in the Jewel Box." Admirez au passage les très belles illustrations de Chazelle pour les objets précieux : le dessinateur parvient presque à nous les faire sortir de la page, c'est vous dire ! Cela fascinait beaucoup l'enfant que j'étais à l'époque et le plus étrange, c'est que je continue à trouver à ces dessins le même charme que par le passé drunken . A part cela, "Alice et le Pickpocket" n'est peut-être pas mon préféré dans la série mais je lui conserve une grande tendresse et j'espère très sincèrement que vous l'aimerez autant que moi - et aussi que vos enfants et petits-enfants l'aimeront. Bonne lecture !

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La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
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MessageSujet: Alice Au Manoir Hanté   Jeu 13 Avr - 12:59



Auteur se dissimulant derrière le célèbre pseudonyme : Mildred Wirt Benson
Titre original : The Hidden Staircase
Traduction : Alice Juba
Illustrations : Albert Chazelle

ISBN Edition 1963 : Non Indiqué




Extraits
Personnages

Certains s'en étonneront sans doute mais "Alice au Manoir Hanté" est le second tome des aventures de l'héroïne qui allait connaître un succès mondial puisqu'il sortit en 1930, dans la foulée d'"Alice Détective." Mildred Wirt Benson était une fois encore aux commandes et l'on retrouve les thèmes qu'elle privilégiera, avec plus ou moins de succès et des détails interchangeables tout en laissant un fond d'intrigue bien lissé et, en réalité, sans surprise, comme dans "Alice dans l'Île Au Trésor" et "Alice & le Clavecin."

Les fantômes, vrais ou faux, tragiques ou comiques, nul ne l'ignore, ont toujours constitué d'excellents compagnons pour animer les livres, pièces de théâtre, etc, etc ... Ici, bien entendu, le fantôme est faux mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il fait tout son possible pour paraître tout ce qu'il y a de plus spectral et la seule chose à regretter, c'est que le profil psychologique de celui qui l'anime soit, dans le fond, bien trop simpliste pour être réellement capable d'une telle inventivité. Vous me direz que cette littérature était réservée à la jeunesse, soit. Mais tout de même ... Il est vrai aussi que nous avons ici le texte de l'édition française de 1963 et que l'original est peut-être différent - les titres parus à l'origine chez Grosset & Dunlap, se sont vu réédités en partie par Amazon et ne semblent pas avoir subi beaucoup de mutations : tant mieux.

Dans "Alice au Manoir Hanté", c'est par l'intermédiaire de Gaby, l'une des jeunes filles qu'elle a tirées d'affaire avec sa sœur dans le premier volume de la série, qu'Alice fait la connaissance des demoiselles McLeod, deux "vieilles filles" disait-on encore à l'époque, qui vivent seules dans le vieux manoir familial dont elles ont hérité depuis des lustres. Une fois de plus, le lecteur pourra constater que la région dans laquelle se situent les intrigues de "Nancy Drew" est certainement l'un de ces Etats-Frontières qui séparèrent jadis le Nord et le Sud et où la Guerre de Sécession opposa des familles entières. La maison des sœurs McLeod, un fort beau manoir, au demeurant, possède en effet, non loin de là, sa réplique, édifiée par l'un de leurs ancêtres des années 1860. Le point est très, très important : gardez-le en mémoire.

Bref, dans leur petit castel confortable et très "siècle dernier", les deux sœurs, qui y ont grandi, se sont toujours senties chez elles et n'ont pas envisagé un seul instant de s'en séparer même si leur fortune diminue et si les frais d'entretien s'accroissent. Il n'en est plus de même lorsque Gaby, rendant visite avec Alice à leur vieille amie Lise, y rencontre Rosemary, l'aînée des McLeods, qui leur raconte une incroyable histoire d'apparitions spectrales et d'airs joués par une guitare invisible, la nuit, bien sûr, sans oublier la disparition de bijoux ou d'objets précieux et des bruits sourds entendus çà et là dans un manoir jusque là bien paisible.

En parallèle, Alice, qui a accepté de passer quelques jours au manoir McLeod pour enquêter sur ce fantôme à la fois si bruyant et si discret, se préoccupe de la disparition de son père, James Roy, lequel, parti pour un rendez-vous d'affaires, n'est toujours pas revenu au bout de cinq jours. A croire qu'il a eu un accident ou alors que quelqu'un de malveillant l'a enlevé ...

Au milieu de tout cela, en relations étroites avec James Roy qu'il avait menacé parce qu'il l'estimait responsable d'une soi-disant "spoliation" dont il aurait été victime, la déplaisante figure de Jeff Croll, que l'on prendrait, à son apparence, pour un quasi mendiant mais qui, sous son apparence sordide, possède tout de même pas mal d'argent ...

Alice, qui a des petits boutons dès qu'elle voit apparaître Croll - et elle fait la connaissance de ce peu réjouissant personnage dès le premier chapitre - est inquiète, de plus en plus inquiète - et nous aussi. Car, évidemment, même si nous en avons perdu l'âge, nous jouons le jeu jusqu'au bout. Sinon, où serait notre plaisir ? Nous savons, de toutes façons, que tout se terminera bien, et c'est là l'essentiel. L'univers de Caroline Keene est un univers sans doute clos, où semble se dérouler toujours la même histoire, mais un univers également protecteur, où l'on se sent bien, en une époque où tout était (ou nous semblait en tous cas) très clair et surtout cohérent, avec des "méchants" qui allaient en prison et des "gentils" qui finissaient par triompher et retrouver éventuellement leur fortune ou leur véritable identité.

A lire, à relire et à faire connaître. Surtout, pour les Français et Francophones, dans cette édition-là, où les illustrations d'Albert Chazelle font merveille.

_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

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