Nota Bene

Nota Bene

Nota Bene : La Qualité, Non La Quantité - Forum Atypique Pour & Par la Littérature - Le Forum Que Vous N'Oublierez Pas De Sitôt - Histoire & Cinéma Sont Aussi Sur Nos Etagères - Réservé Aux Lecteurs Gourmets & Passionnés - Extrémistes & Trolls S'Abstenir
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  Évènements  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

 

Honorat de BUEIL, marquis de RACAN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
Invité
Invité



MessageSujet: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    Ven 24 Déc - 15:29

Élevé au manoir paternel de La Roche-Racan, en Touraine, Honorat de Bueil (1589-1670) quitta de bonne heure, selon l'usage, les paysages champêtres au profit de la cour. D'abord page d'Henri IV, il voulut accéder aux plus hauts grades au service du roi. Cependant, l'époque peu propice aux ambitions militaires lui laissa le loisir de cultiver ses dons poétiques, sur ses terres ou à Paris, dans le cercle des gens de lettres.

Disciple et grand ami de Malherbe, son style égala, voire surpassa le maître puisqu'il offrit avec ses poèmes une pureté stylistique que le siècle appréciait tant.

Déçu par ses ambitions militaires vaines ainsi que par ses conquêtes amoureuses, Honorat retourna en Touraine vers 1630. Il s'y maria et y vécut jusqu'à quatre-vingt ans passés, vivant ainsi son rêve bucolique qu'il avait exprimé dans ses Stances sur la retraite en 1618. Elu à l'Académie en 1635, il continuait à faire ses voyages à Paris. A la demande de confrères, il rédigea des Mémoires pour la vie de Malherbe (1651) dans lequel il mit en relief l'autorité du maître face à l'indépendance de l'élève. De 1651 à 1660, il paraphrasa des Psaumes, ce qui couronna sa renommée lyrique.

On retiendra, parmi ses textes, l'Ode à Maynard, 1614 ; Sur la venue du printemps, 1615 ; l'Ode à Louis XIII, 1616 ; Consolation au duc de Bellegarde, 1621 ; l'Ode au Comte de Bussy, 1622 ; ou encore ses Bergeries (1619).
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    Ven 24 Déc - 15:29

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    Ven 24 Déc - 15:30

Stances sur la retraite

Thirsis, il faut penser à faire la retraite :
La course de nos jours est plus qu’à demi faite ;
L’âge insensiblement nous conduit à la mort.
Nous avons assez vu sur la mer de ce monde
Errer au gré des flots notre nef vagabonde :
Il est temps de jouir des délices du port.

Le bien de la fortune est un bien périssable ;
Quand on bâtit sur elle, on bâtit sur le sable ;
Plus on est élevé, plus on court de dangers ;
Les grands pins sont en butte aux coups de la tempête,
Et la rage des vents brise plutôt le faîte
Des maisons de nos rois que les toits des bergers.

Ô bienheureux celui qui peut de sa mémoire
Effacer pour jamais ce vain espoir de gloire,
Dont l’inutile soin traverse nos plaisirs ;
Et qui, loin retiré de la foule importune,
Vivant dans sa maison, content de sa fortune,
A, selon son pouvoir, mesuré ses désirs !

Il laboure le champ que labourait son père .
Il ne s’informe point de ce qu’on délibère
Dans ces graves conseils d’affaires accablés.
Il voit sans intérêt la mer grosse d’orages,
Et n’observe des vents les sinistres présages
Que pour le soin qu’il a du salut de ses blés.

Roi de ses passions, il a ce qu’il désire ;
Son fertile domaine est son petit empire,
Sa cabane est son Louvre et son Fontainebleau ;
Ses champs et ses jardins sont autant de provinces,
Et sans porter envie à la pompe des princes,
Se contente chez lui de les voir en tableau.

Il voit de toutes parts combler d’heur sa famille,
La javelle à plein poing tomber sous sa faucille,
Le vendangeur ployer sous le faix des paniers,
Et semble qu’à l’envi les fertiles montagnes,
Les humides vallons, et les grasses campagnes,
S’efforcent à remplir sa cave et ses greniers.

Il suit aucunes fois un cerf par les foulées,
Dans ces vieilles forêts du peuple reculées,
Et qui même du jour ignorent le flambeau ;
Aucunes fois des chiens il suit les voix confuses,
Et voit enfin le lièvre, après toutes ses ruses,
Du lieu de sa naissance en faire son tombeau.

Tantôt il se promène au long de ses fontaines,
De qui les petits flots font luire dans les plaines
L’argent de leurs ruisseaux parmi l’or des moissons ;
Tantôt il se repose, avecque les bergères,
Sur des lits naturels de mousse et de fougères,
Qui n’ont d’autres rideaux que l’ombre des buissons.

Il soupire en repos l’ennui de sa vieillesse,
Dans ce même foyer où sa tendre jeunesse
A vu dans le berceau ses bras emmaillotés ;
Il tient par les moissons registre des années,
Et voit de temps en temps leurs courses enchaînées
Vieillir avecque lui les bois qu’il a plantés.

Il ne va point fouiller aux terres inconnues,
À la merci des vents et des ondes chenues,
Ce que nature avare a caché de trésors,
Et ne recherche point, pour honorer sa vie
De plus illustre mort, ni plus digne d’envie
Que de mourir au lit où ses pères sont morts.

Il contemple, du port, les insolentes rages
Des vents de la faveur, auteurs de nos orages,
Allumer des mutins les desseins factieux.
Et voit en un clin d’œil, par un contraire échange,
L’un déchiré du peuple au milieu de la fange
Et l’autre à même temps élevé dans les cieux.

S’il ne possède point ces maisons magnifiques,
Ces tours, ces chapiteaux, ces superbes portiques
Où la magnificence étale ses attraits,
Il jouit des beautés qu’ont les saisons nouvelles,
Il voit de la verdure et des fleurs naturelles
Qu’en ces riches lambris l’on ne voit qu’en portraits.

Crois-moi, retirons-nous hors de la multitude,
Et vivons désormais loin de la servitude
De ces palais dorés où tout le monde accourt :
Sous un chêne élevé les arbrisseaux s’ennuient,
Et devant le soleil tous les astres s’enfuient
De peur d’être obligés de lui faire la cour.

Après qu’on a suivi sans aucune assurance
Cette vaine faveur qui nous paît d’espérance,
L’envie en un moment tous nos desseins détruit ;
Ce n’est qu’une fumée ; il n’est rien de si frêle ;
Sa plus belle moisson est sujette à la grêle,
Et souvent elle n’a que des fleurs pour du fruit.

Agréables déserts, séjour de l'innocence,
Où loin des vanités, de la magnificence,
Commence mon repos et finit mon tourment,
Vallon, fleuve, rochers, plaisante solitude,
Si vous fûtes témoins de mon inquiétude,
Soyez-le désormais de mon contentement.


Dernière édition par Lydia le Ven 24 Déc - 15:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    Ven 24 Déc - 15:35

ODE.

Plaisant séjour des âmes affligées ,
Vieilles forests de trois siècles âgées,
Qui recelez la nuit, le silence et l’effroy,
Depuis qu’en ces déserts les amoureux, sans crainte,
Viennent faire leur plainte,
En a t on veu quelqu’un plus malheureux que moy ?


Soit que le jour, dissipant les étoiles,
Force la nuit à retirer ses voiles
Et peigne l’orient de diverses couleurs,
Ou que l’ombre du soir, du faiste des montagnes,
Tombe dans les campagnes,
L’on ne me voit jamais que plaindre mes douleurs.

En mon sommeil, aucune fois les songes
Trompent mes sens par de si doux mensonges
Qu’ils donnent à mes maux un peu de réconfort.
Ô dieux ! de quel remède est ma douleur suivie,
De ne tenir la vie
Que des seules faveurs du frère de la Mort !

Cette beauté dont mon âme est blessée,
Et que je vois toujours dans ma pensée,
Jusques dedans les cieux commande absolument,
Et, si ce petit dieu qui tient d’elle ses armes
N’est captif de ses charmes,
Il en doit rendre grâce à son aveuglement.

Il faut pourtant, après tant de tempestes,
Borner mes vœux à de moindres conquestes.
Je devrois estre sage aux dépens du passé ;
Mais ses perfections, ses vertus immortelles
Et ses beautez sont telles,
Que pour estre insensible il faut estre insensé.

Son œil divin, dont j’adore la flamme,
En tous endroits éclaire dans mon âme,
Comme aux plus chauds climats éclaire le soleil ;
Et, si l’injuste sort, aux beautez trop sévère,
A fait mourir son frère,
C’est que le Ciel voulut qu’il n’eût point de pareil.

Ainsi Daphnis, emply d'inquiétude,
Contoit sa peine en cette solitude,
Glorieux d’estre esclave en de si beaux liens.
Les nymphes des forests plaignirent son martyre,
Et l’amoureux Zephire
Arresta ses soupirs pour entendre les siens.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    Ven 24 Déc - 15:44

ODE
Pour Monseigneur le duc de Bellegarde, pair
et grand écuyer de France.


Amour, à qui je dois les chansons immortelles
Qui par toute la terre ont volé sur tes ailes,
Et qui seul m’as enflé le courage et la voix,
N’es-tu pas bien enfant alors que tu m’invites
D’oublier les rigueurs pour chanter les mérites
D’une ingrate beauté qui méprise tes lois ?

Permets qu’employant mieux les accords de ma lyre,
Je chante mon Roger, l’honneur de cet empire,
Et qui dessous le tien si longtemps a vécu.
Puisque de sa valeur tu fus toujours le maître,
En disant ses vertus ne fais-je pas connoître
La gloire du vainqueur par celle du vaincu ?

Quand trois lustres passez le mirent hors d’enfance
Et que parmi la joye et la magnificence
Les belles admiroient ses aimables appas,
Combien en oyoit-on soupirer leur martyre ?
Si tu voulois, Amour, tu sçaurois bien qu’en dire,
Toy qui ne l’as jamais abandonné d’un pas.

À peine le coton ombrageoit son visage,
Que déjà sous Henry ce généreux courage
Fit voir par les effets qu’il étoit fils de Mars ;
Toy-même dés ce temps l’aimas comme ton frère,
Et quittas sans regret le giron de ta mère
Pour suivre sa fortune au milieu des hasards.

Tu fus toujours depuis son démon tutélaire,
Tu fis avecque luy ta demeure ordinaire,
Quelquefois dans son cœur, quelquefois dans ses yeux ;
De ses plus beaux desseins tu fus toujours complice,
Et preferois l’honneur de luy rendre service
À celuy de régir les hommes et les Dieux.

Quand ses jeunes attraits triomphoient des plus belles,
Combien as-tu de fois fendu l’air de tes ailes
Pour éclairer ses pas avecque ton flambeau ?
Et quand toute la cour admiroit ses merveilles,
Pour voir en tous endroits ses grâces non pareilles,
Combien as-tu de fois arraché ton bandeau ?

Mais nos prosperitez sont de courte durée ;
Il n’est point ici-bas de fortune asseurée :
Elle changea bientost nos plaisirs en douleurs,
Quand, durant une paix en délices féconde,
La Seine, par la mort du plus grand roy du monde,
Vit rouler dans son lit moins de flots que de pleurs.

En vain lors les esprits envieux de sa gloire
Dégorgèrent le fiel de leur malice noire
Pour luy ravir l’honneur dont il est revestu ;
L’équité de ses mœurs, qui luy servoit d’égide,
Fit qu’après ses travaux à la fin cet Alcide
Força mesme Junon d’admirer sa vertu.

Tel qu’un chesne puissant, dont l’orgueilleuse teste,
Malgré tous les efforts que luy fait la tempeste,
Fait admirer nature en son accroissement ;
Et son tronc vénérable aux campagnes voisines
Attache dans l’enfer ses secondes racines,
Et de ses larges bras touche le firmament .

Tel parut ce guerrier, quand leurs folles pensées
Tascherent de ternir ses actions passées ;
Plus il fut traversé, plus il fut glorieux ;
Sa barque triompha du couroux de Neptune,
Et les flots qu’émouvoient les vents de la fortune,
Au lieu de l’engloutir, l’élèverent aux cieux.

Ses lauriers, respectez des tempestes civiles,
Dans les champs où la Saône épand ses flots tranquilles
Protégèrent Themis en nos derniers malheurs ;
Aux vents séditieux ils défendoient l’entrée,
Et n’en souffroient aucun en toute la contrée
Que celuy seulement qui fait naistre les fleurs.

Déjà se ratizoient nos rages domestiques ,
Déjà Mars apprestoit les spectacles tragiques
Par qui l’on voit tomber les empires à bas ;
Jamais sa cruauté n’a produit tant de plaintes,
Non pas mesme jadis quand les cendres éteintes
Ne sçûrent au bûcher éteindre leurs débats.

Toutefois sa prudence à nostre aide fatale
Calma de nos discors la passion brutale,
Et toucha nos fureurs d’un sentiment humain ;
Bellonne s’apaisa contre toute espérance,
Et le fer aiguisé pour détruire la France
Encore tout sanglant luy tomba de la main.

Roger, dont la valeur méprise la fortune,
En ce temps où chacun ta faveur importune,
Et souffre laschement l’insolence du sort,
À toi seul nous devons des vœux et des images ;
Si quelque liberté reste dans les courages,
C’est ta seule vertu qui lui sert de support.

Nos crimes trop fréquents ont lassé le tonnerre ;
Le Ciel ne punit plus l’engeance de la terre,
Qui déjà reproduit tant de monstres divers ;
Le destin absolu règne à sa fantaisie ;
Les dieux, dans leur Olympe enyvrez d’ambroisie,
Se déchargent sur lui du soin de l’univers.

Mais parmi tant d’ennuis dont l’envie enragée
Depuis un si long-temps a la France outragée,
Qu’elle est presque réduite à ployer sous le faix,
Certes le seul de tous qui nous est le plus rude
Est de voir que le siècle a trop d’ingratitude
Et ne reconnoist pas l’honneur que tu luy fais.

Pour moy, de qui l’enfance au malheur asservie
Surmonta les soucis qui menaçoient ma vie
Par l’excez des faveurs qu’elle receut de toy,
Ces obligations me rendent insolvable ;
Mais dois-je estre honteux d’estre ton redevable
Si la France à jamais l’est aussi bien que moy ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    Ven 24 Déc - 15:55


Château de la Roche Racan
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    Ven 24 Déc - 16:02

Cet ancien fief de la prévôté d' Oë était connu sous le nom de Roche au Majeur, indiquant que le seigneur était le "majeur", le maire de son suzerain : le prévôt d'Oë, pour qui il avait le pouvoir de prélever les impôts. Le fief qui, en 1405, appartenait à Hardouin des Fontaines, passa par alliance à la famille de Bueil. En 1634, Honorat de Bueil, poète et seigneur de Racan, nom qu'il associe à la Roche, entreprend la construction d'un château à l'emplacement du "chastel et maison seigneuriale" tel qu'on le qualifiait en 1600. De cette construction primitive pourraient subsister des traces d'appareillage dans le soubassement de la tour polygonale. L'ensemble de la construction au XVIIe siècle, placée perpendiculairement au coteau est ainsi décrite dans l'aveu de 1711: "le dit chastel consistant en un grand pavillon avec tourelle au coin de celui ci, un autre pavillon servant de chapelle, entre lequel pavillon, il y a un grand corps de logis et plusieurs autres bâtiments". Parmi les ouvriers revient souvent le nom de Jacques Gabriel, qualifié de maître maçon, puis de maître architecte en 1652. En 1745, ainsi que le rappelle une inscription gravée sur un pilier d'une salle voûtée au second étage, Antoine Pierre de Bueil vend le château à Michel Rolland des Escotais. A la Révolution, il est acquis par Etienne René Méhabert.. Lors de la vente en 1818, à Michel Mathurin Mabille, il n'est fait mention que du grand pavillon, il est possible que la partie centrale reliant les deux pavillons et la chapelle du pavillon Est ait été démolie entre 1794 et 1817. Un four à chaux et à tuile est construit en 1820 à l'Est des communs, ainsi qu'une manufacture de faïence connue par un inventaire de 1837. Déclarés en ruine en 1860, ils sont remplacés par une serre. C'est également du premier tiers du XIXe siècle que doivent dater les bâtiments situés en bordure de coteau, à droite de la grille d'entrée, car ils figurent déjà sur le cadastre napoléonien. Différents propriétaires se succèdent au XIXe siècle : Aimé Bodin de 1830 à 1845, Alphonse Huet pendant 30 ans de 1845 à 1875 remet le château et le parc en état. Francis Arthur de Civrieux, propriétaire de 1875 à 1888 a dû en 1879, d'après le registre cadastral, agrandir le pavillon Ouest par la construction d'une cuisine en rez-de-chaussée, à l'Ouest. Il a fait démolir le moulin, situé en contrebas et installe en 1887 un bélier hydraulique Bollée. Pierre Gauthier, propriétaire de 1888 à 1919, aménage en 1896 la terrasse supportée par une série de grandes arcades, fait construire des logements séparés par de grandes arcades, placés sous la seconde terrasse et agrandit, sur la façade Sud, le rez-de-chaussée du château par la construction d'un jardin d'hiver. En 1911, construction d'un logis à un étage, à l' Est cour des communs. Après la succession de trois propriétaires au XXe siècle, le château de la Roche appartient depuis 1963 à M. Marcel Brakers de Hugo, qui a su l'entretenir et le conserver avec passion.

(Source: patrimoine-de-france.org)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Honorat de BUEIL, marquis de RACAN    

Revenir en haut Aller en bas

Honorat de BUEIL, marquis de RACAN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nota Bene :: INTERMEDE ARTISTIQUE, MUSICAL ... SAUPOUDRE DE POESIE :: Le Cercle des Poètes -