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Les textes "impossibles" et "super pirate"...

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yugcib
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MessageSujet: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Sam 7 Mai - 8:09

C’est un Noir Américain, homosexuel et athée, qui écrit une lettre à Sarah Palin...

Document authentique, traduit de l’Américain par Yug Cibmès, Chroniqueur littéraire pour le magazine ROUE LIBRE


Sperm Lakeek
214 Red Line, Block 7, Harlem Thursday 5th May 2011
New York


Madame Sarah Palin,,

Ma requête est simple : foutez le camp, vous et vos sbires, de la scène politique des Etats Unis d'Amérique... Vous avez été élue en Alaska par des demeurés, des fanatiques de dieu, des sous éduqués, des intoxiqués de votre politique, et je vous pisse au cul.
Ouais, je suis Noir, pédé, et athée de surcroît… Et ça n’a pas l’air de vous plaire, c’est pas dans vos valeurs et vos repères ! Moi, la patrie, dieu et l’église, je m’en tape ! Dieu et la patrie, c’est ringard, c’est anachronique, au début du 3ème millénaire. C’est bon pour les vieux cons, les gosses de riche aussi nuisibles que le bostriche, cet insecte bouffeur de forêts de sapins…
Al Qaïda, avec un avion suicide, va pulvériser votre belle baraque avec vous dedans et toute votre clique de domestiques... On refera sans vous, sans votre « tea-party »et sans les lobbies et sans les mafias, en Amérique, une élection avec des Noirs et des Portoricains, des gavatchos et un super programme pour les pédés, les lesbiennes, les vieux qui veulent pas pourrir dans des maisons de retraite minables, les dingues évadés des asiles. Oui, c’est connu : les maisons de fous sont pleines de gens dont la société policée et bien censée veut se débarrasser…
J’en ai plein le cul de votre dieu et de vos églises géantes, de vos écoles du dimanche et de votre mission universelle. Ce n’est pas la lutte du bien contre le mal, mais votre combat de la bêtise contre l’intelligence. Vous voyez pas que tous les grands cerveaux, les intellectuels de ce pays sont contre vous ?
Ouais, je suis pédé et athée. Mon copain, je le baise pas avec ma queue, je le baise avec mon intellect.
Et tu sais comment ta putain de bible explique les Noirs ?
T’as qu’ à réviser ta genèse : Noé avait trois fils, Sem, Cham et Japhet. Un jour, Cham vit son père à poil et se retourna… Alors, dieu dit à Cham : « tu seras puni pour t’être retourné sur la nudité de ton père ». Et toute la peau de Cham devint noire.
Est-ce que c’est une punition d’ être Noir, bordel ?
Moi, Sperm Lakeek, Noir, pédé et athée, je crois que si dieu était à inventer, je le ferais punaise rayée avec une cervelle de ver de terre... Et je ferais l'Homme chromosome d'amibe, et l'univers tout entier, gaz de pète dans un seau troué de partout...
Recevez, madame Sarah Palin, l’expression de mes sentiments les meilleurs, issus de la moiteur et de la puanteur passée de la raie de mon cul sur mes doigts appuyés au bas de cette page...



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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Sam 7 Mai - 8:18

Une chiotte sur ma tombe





Je veux une chiotte sur ma tombe et personne de constipé ou de diarrhétique ou de pissant le sang, assis sur la cuvette!

Ah, putain, une cuvette, dis-je? Non, plutôt une chiotte à la turque! On chie mieux accroupi qu'assis!

Je veux une chiotte sur ma tombe mais cent mille souvenirs de visages au dessus de ma chiotte...

Je veux que l'on se branle, le croupion ou le moineau, accroupi au dessus du trou, même si la chasse n'a pas été tirée...

Ah, putain! Je veux que le trou de ma chiotte sur ma tombe s'ouvre sur un merdier cosmique en forme de tire bouchon géant dont on voit pas l' extrémité et qui embroche tous les paradis!



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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Sam 7 Mai - 8:25

La femme infidèle



Les femmes infidèles sont belles comme des indiennes, magiques comme des bohémiennes, elles sucent déjà de leurs visages tout allumés, les hommes qui dans l'instant très proche, seront leurs amants...

Les femmes infidèles ont la culotte mouillée, le croupion en feu et elles savent la faim que l'on a d'elles et comment on les veut dans la folie qui nous vient, dans le rêve dont on crève, nous les hommes, même les plus pudiques d'entre nous...

Les femmes sont infidèles même quand elles ne trompent pas... Même quand elles n'ont pas de mec dans leur vie... Et c'est cette "infidélité" là, qui vaut toutes les fidélités du monde... Cela s'appelle aimer.

... Et que jamais, jamais/jamais... l'on ne jette de pierre ou de quolibet, à la femme infidèle!

L'on peut toute sa vie durant vénérer une femme fidèle, vraiment fidèle... Etre soi même, homme, fidèle à cette femme... Mais prendre dans ses bras une femme infidèle, toute mouillée et tremblante comme un oiseau en nous sentant tout à fait libre de tout ce qui nous la ferait désirer...



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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Mar 17 Mai - 21:56

PETIT LAIUS SANS TITRE DEFINI

Je suis né être humain l’année de la sortie de la 4 chevaux. J’aurais pu naître minou, toutou, dada ou limaçon à n’importe quelle époque de la vie sur cette planète…
Si je serais né dada du temps de Napoléon, j’aurais peut-être crevé sur un champ de bataille à Essling en Autriche ou à Borodino en Russie. Un grenadier amputé de ses deux guiboles se serait traîné sur ses moignons déchiquetés jusqu’à moi, m’aurait éventré d’un coup de baïonnette, et pendant qu’il aurait touillé dans mon bide pour arracher le foie et le cœur, j’aurais dans un ultime sursaut d’agonie, relevé la tête sans même hennir de douleur… D’autres soldats à la gueule à moitié emportée par les boulets auraient rempli de mon sang encore chaud, quelques seaux pour le boire parce qu’il n’y avait plus de soupe et qu’il faisait moins trente…
Quoi qu’il en soit… Ou qu’il aurait pu être… Ou ne jamais être, sur les pentes calcinées d’un Golgotha, au fond d’un cratère de Mars ou d’un ravin d’un satellite de Saturne, pour autant qu’il existerait un putain de paradis selon l’idée ou l’imagination des hommes, des humanuscules, des aliens – curés ou des anges exterminateurs de liberté, la réalité c’est bien ce con d’enfer qu’on nomme la vie et dans lequel on nous convie à coup de pubs et d’images – suppositoires, à cet « ailleurs » hypothétique où paraît-il, c’est mieux.
Mon cul, le paradis des hommes, des humanuscules ou des pigeons – dragons ! Moi, c’est au paradis des minous que je veux aller !
Je ne pense pas que les humains iront au paradis des dadas, sauf peut-être les gens des centres équestres du temps où il n’y avait plus de diligences à tirer ni de canons à traîner sur les champs de bataille…
Mais putain, comment je vais faire, moi, au paradis des minous, pour revoir certains visages humains ?
Je crois que je vais demander au PDG des minous, en une audience spéciale, que les portiers – félins prévoient dans la clôture de séparation entre les deux paradis, une petite ouverture. Ainsi pourrais-je me pelotonner sur les genoux de mes « piqûres d’héroïne » à l’occasion.
Je jure que je ne ronronnerai pas trop fort ni trop longtemps et que, très vite, je rejoindrai ma résidence principale, avec Fripouille, Minette, Grosse Bulle, Sirius et Matoune…
Enfin, pour terminer ce petit laïus sans titre, voici une historiette :
Supposons que Madame Oooo, de Llll, au lieu d’être née comme moi l’année de la 4 chevaux, ait vécu au temps où Van Gogh peignait à Arles. Et qu’elle ait connu Van Gogh.
Au lieu d’être prof de ----, elle aurait été prof de dessin. Elle aurait dit à Van Gogh, artiste méconnu à l’époque, que sa peinture était géniale… Il y aurait eu entre Van Gogh et Madame Oooo (allez, on va l’appeler Raimuse) une correspondance.
Comme les dessins de Raimuse, par leur contenu et leur atmosphère semblaient autoriser Van Gogh à quelques confidences non-conformistes et trop « du fond de ses tripes », il arriva que les deux dernières lettres de Van Gogh furent sans réponse… Enfin, de guerre lasse, Raimuse aurait signifié en un ultime message à Van Gogh «  qu’il aille voir un psy et suive une thérapie »…
Il est vrai que Van Gogh a fini dans un asile. Aujourd’hui, ses toiles se vendent la peau du cul à l’infini, mais ça lui fait une belle jambe ! [janvier 2005]

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MessageSujet: De quelle baise es-tu ?   Mer 1 Juin - 19:26

DE QUELLE BAISE ES TU ?
C’était un mec qui baisait pas comme les autres mecs.
Et quand on baise comme les autres mecs, c’est au meilleur qui baise, à celui qui a la plus grosse cote auprès des nanas.
Le mec, lui, celui qui baisait pas comme les autres, il avait pas les nanas « lambda » à sa botte.
Les nanas « lambda », elles, voulaient du « cliquant », avec des portables au ceinturon et des assiettes en carton pleines de salades composées sur les genoux assis sur le canapé avant ou après la baise...
Ou des beaux gosses déhanchés en slip basse taille le verre à la paluche...
Ou de l’artiste branché qui laboure des toiles de lin tendues entre 4 clous à coups de couteau – pinceau...
Ou du « lambdamoiseau » en tenue de plage à 3plombes du mat’ sur l’asphalte inondé de lune d’une cité balnéaire un soir de juillet, qui se dandine le cul au rythme d’un cœur de pieuvre orchestral...
Ou de l’universitaire peu ou prou friqué qui refait le monde au « Bordeaux » en face d’un « perroquet » bien tassé et trois cacahuètes sucrées.
Et pour toutes ces nanas « lambda », y’en a, des « pi » et des « mu » ensuqués dans les modes et les contrefaçons, les « embrouillaminis » et les « emberlificotements » ; fans de textos et de SMS et du dernier Harry Potter, du langage « té – té yaka cékoul » ; acrobates de formules éculées, de franglais, d’onomatopées et de syllabes miaulées…
Et ça baise et ça baise…
A qui baisera mieux qu’à la mode et plus haut que le vent.
Voilà ! On n’a jamais autant baisé comme les autres… En baisant différent !
Mais… Pour le mec qui baisait pas comme les autres mecs, y’avait tout de même - et oui qui l’eût cru - des nanas « alpha » et des nanas « oméga » !

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 6 Juin - 11:01

AU PUE-HAUT DES GUGNOLS GRUS


Tout en haut au dernier étage de la grande pyramide, dominaient les Mythes et les Zélytes...
Et ce dernier étage puait, puait...
Puait de toutes les odeurs des Mythes et des Zélytes...
L'on avait nommé cet étage le Pue-Haut.
Au Pue-Haut, les Guignols qui montaient applaudir et bisser les Zélytes, et se morphaler de Mythes... Étaient devenus des Gugnols.
Des Gugnols dont les cheveux gris sur leur crâne et les chevaux gris trottant dans leur tête, avaient viré au gru...
Au Pue-Haut des Gugnols Grus désormais, l'on y attentait aux moeurs des bas étages, jugées trop enguignolées, trop grises d'un bleu souffreteux et poussiéreux.
Au Pue-Haut des Gugnols Grus, les Mythes et les Zélytes se congratulaient les uns les autres en se plantant des plumes au cul... Ou se broyant les ailes entre Zélytes, se puant de pubes entre Mythes...
En face de la grande pyramide, dans le hall d'entrée de l'Hôtel du Merdier, facedeboucquait l'hôtesse d'accueil juchée sur un tabouret dans son tailleur strict et invitant les Gugnols Grus à prendre l'ascenseur express pour le Pue-haut.
Un petit toutou cagneux fila entre les jambes d'une grande Gugnole gruse chicquement vêtue et pissa dru sur le plancher de l'ascenseur qui, au lieu de monter au Pue-Haut, descendit vers les sous-sols enluminés.
Au dernier sous-sol l'ascenseur se fracassa et le petit toutou, éclaboussé de lumière, mordit au cou les Gugnols et les Gugnoles étendus raides morts...
... Et l'hôtesse qui susurrait dans son portable “Ils arrivent”...!
Mais les Mythes et les Zélytes avaient déjà auprès d'eux, d'autres Gugnols venus ceux-là en fauteuils volants depuis la terrasse de l'Hôtel du Merdier.
En bas, tout en bas, au Luit-Bas des Guignols Blancs, il y avait un Guignol Noir armé d'un lance-pierres qui canardait les lampions afin que ne demeure dans les sous-sols, que la seule lumière du ciel descendue au Luit-Bas, mais encore empourprée de feux rouge-sang et violets...

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MessageSujet: La femme chic   Ven 10 Juin - 9:34

La femme chic

C'était une femme très belle
Une femme sans âge
Très bien habillée
Elle lui passa tel un rêve fou
Un rêve dont il crevait de régal inaccompli
Depuis son enfance
Un rêve dont il peut luminer des heures durant
Luminer à la seule vue d'une femme qui lui plaît
Ainsi visagée
Ainsi habillée...
Il la suivit dans la rue ses hauts talons musiquant
Telle une pluie crépitante et tiède d'après midi d'été en ville
Un râle dans sa gorge
Une faim prédatrice et subite
Il s'approche d'elle
Il la plaque contre une porte
Elle n'est pas particulièrement consente mais...
Il la lumine
Un doigt planté dans sa déchirure heureuse malgré elle
Elle crie
Elle se régale
Et il s'enfonce en elle
Elle est tellement chic
Elle a un si joli visage
Au tout premier jet il lui crie merci
À la toute dernière secousse...
...
C'est une mouche bleue et velue
Une grande mouche d'un bon mètre soixante quinze
Qu'il étreint
Il vient de trouer l'abdomen de la mouche
De son dard de chair durcie et veineuse


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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Ven 10 Juin - 10:33

... NOTE au sujet de "La femme chic" :

Cela pourrait faire l'objet de la réalisation d'un court métrage : il suffit d'un simple camescope numérique, de filmer la scène que je décris, et au final, la femme se "volatilise" en se transformant à l'instant en une mouche géante (prise de vue d'une mouche bleue pattes thorax et abdomen de face, et vue "retouchée" en conséquence - mouche agrandie-)

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 13 Juin - 10:12

LA PUNAISE

Gaspardino, le rat de 50 centimètres de Patrick Rambaud dans son livre « COMME DES RATS », lorsqu’il baise Sophie, sa rate préférée, il met 3 secondes pour injecter sa purée dans le croupion de Sophie.
Dix heures durant, toutes les 10 minutes, Gaspardino tressaute cent fois pendant les 3 secondes… Sans compter Paulin et les autres qui crapahutent Sophie en même temps, parfois. Gaspardino n’a cependant pas battu le record du monde en matière de baise…
Ce record là, c’est la punaise qui le détient ! Et de loin !
La punaise passe toute sa vie à baiser.
Baiser, pour une punaise, c’est plus important que bouffer.
Toute la vie intérieure de la punaise est une gélatine blanc - verdâtre à la température constante de 22degrés celsius.
22 degrés, ce n’est certes pas le feu, mais la punaise phéromone sa vie intérieure en petits points de feu que l’œil humain ne discerne qu’à la loupe.
Des petits points de feu sur 4 millimètres carrés de tissu, que ce soit du coton, du tergal, de la soie…
La punaise baise partout où elle se pose.
La punaise, outre le dos de ses congénères mâles ou femelles, ignore l’homosexualité, l’inceste, la pédophilie ou la zoophilie.
La punaise a une vie intérieure comme une naissance perpétuelle de cosmos, mais elle baise immobile, dans le silence, sans râle de régal, des heures durant, sur une robe de mariée naphtalinisée, sous le bouton de manche d’un imper Yves Saint Laurent, entre les plis d’un rideau de salon, sous la soucoupe d’une tasse de thé…
Pour la déloger, la punaise, il faudrait d’abord l’apercevoir.
La punaise baise en toute impunité.
La punaise survivra à la fourmi et à l’homme.
La punaise baisera encore dans le feu.
... Soit dit en passant...
Avec mon âme, à dire vrai de toute mon âme...
Et d'une inépuisable purée qui gicle, qui coule, qui trace, qui tache... sur la soie des visages, sur les tissus des féminités, sur le bleu ou le gris ou le vert ou le clair ou le foncé ou le lumineux ou le sombre des regards...
Je baise pire que la punaise et j'irais jusqu'à me vautrer dans le feu des étoiles...

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 13 Juin - 17:50

... Une autre version de "LA FEMME CHIC" : celle là, c'est la "officielle" (là "qui durera" et ne sera peut-être pas revue") :

... La femme chic

C'est une femme très belle
Une femme sans âge
Très bien habillée
Mais qui lui semble égarée
Ayant passé la nuit entière dehors
Une étrange légèreté dans la silhouette de cette femme
Lui donne à penser
Qu'elle peut s'envoler
Elle lui passe tel un rêve fou
Un rêve qui le régale
Depuis son enfance
Un rêve dont il peut luminer des heures durant
Luminer à la seule vue d'une femme qui lui plaît...
Il la suit dans la rue ses hauts talons musiquant
Telle une pluie crépitante et tiède d'après midi d'été en ville
Un râle dans sa gorge
Une faim prédatrice et subite
Il s'approche d'elle
Elle ne s'éloigne pas
Elle se retourne et s'arrête
Ainsi visagée
Ainsi habillée
Elle lui plaît à en crever
Leurs regards se croisent et se touchent
Il la plaque contre une porte
Elle n'est pas particulièrement consente mais...
Il la lumine de ses doigts et de ses lèvres
Le temps qu'un long nuage en écharpe
Glisse d'un bout à l'autre sur un quartier de lune
Un doigt planté dans sa déchirure
Elle crie
Elle se régale
Et il s'enfonce en elle
Elle est tellement chic
Elle a un si joli visage
Au tout premier jet il lui crie merci
À la toute dernière secousse...
...
C'est une mouche bleue et velue
Une grande mouche d'un bon mètre soixante quinze
Qu'il étreint
Il vient de trouer l'abdomen de la mouche
De son dard de chair durcie et veineuse

NOTE : C'est le texte publié sur mon blog et sur mon site sous le titre "Métamorphoses" (2 textes dont celui là)... Et en outre, je le balance dans un autre blog "de vitrine" (qui n'est qu'une "tête de pont" parmi d'autres sur un rivage de la Toile)... sur la plateforme de "Au Féminin com" (je n'y vais que de temps à autre et n'y perds pas mon temps à participer à leurs forums)... En règle générale dans ces univers de femmes "très grand public" (et souvent assez consensuels voire "troudebalesques") l'on s'y fait draguer et dès que tu postes un truc un peu "pirate d'une certaine classe", t'as dans l'heure qui suit, trois/quatre jeunes femmes au joli visage qui te demandent de brancher ta web cam et qui te sussurent dans un mail des super mots gentils et te mettent en pièce jointe une photo "vachement bien" !
Mais bon... Sur le nombre je me dis qu'un jour ou l'autre je vais tomber finalement sur une "amitié littéraire assez chic et classe" et là, y'aura pas de "lézard", pas de drague à la con...
Que voulez vous, je suis peut-être un pirate, mais je suis un "pur" ! (et fou heureux de l'être et de foutre KO toute cette "troudebalerie édulcorée et branchée bien à la mode du monde"!)

Le monde par moments il me fait rire à me rouler par terre !

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 13 Juin - 18:39

LE PERNOHEL

Une bordée de flèches sur le renne de tête pour dégommer le Pernohel !
Le convoi part à la dérive dans les cieux glacés.
La hotte du Pernohel dégringole avec sa tonne de joujoux pour gosses de riches sur la cité des SDF, des gitans et des Kurdes…
Le Pernohel ouvre son parachute…
Il descend lentement.
L’on ne voit que son gros cul tout barbouillé de chocolat intestinal, sans slip, la raie toute rouge…
Ficelé au pied d’un platane, un gosse d’riche la tête en l’air tient encore à la main une boîte d’allumettes vide :
Les bostryches capturés sur un sapin malade du petit bois de papa se sont envolés.
Bostryche, gosse d’riche, même ravage !
Le gosse de riche va se prendre le cul du Pernohel sur la tête…
Ça va lui puer le nez.
Lorsqu’il embrassera sa jolie cousine, il aura l’air de quoi avec ses deux hublots maculés de chocolat ?

Un gros crachat véreux, bien gras bien vert, sur la motte de beurre d’escargot qui déborde d’un grand plat ovale au rayon charcuterie de Super U !
Une mouche crevée sur le canard à l’orange en vitrine chez Madame la bouchère !

Les crevettes qui puent le sexe sale dans leurs barquettes au rayon poissonnerie de Shopi…
Les fromages démoniaques qui tremblotent sous leur cloche sur le buffet de tati…
Le gâteau affaissé dont la crème coule sur la nappe souillée, au réfectoire de la Maison de Retraite…
… Et une voiturette sans permis pour Madame la Présidente de la Chorale !
La bulle du monde avec ses fientes civilisées, ses visages caramélisés, ses Grands Immortels,
Ses peigne – culs, son beurre d’escargot et ses vérités éternelles, aspirée entre les lèvres de méthane, d’azote et d’hydrogène d’une géante gazeuse, disparut sans laisser de trace dans la Galaxie…
Adieu, Monsieur le Pernohel…

--Décembre 2004 –

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 13 Juin - 18:42

DIALOGUE
--Renierais-tu ton cul pour un pet, Yugcib ?
--Oui, je le renierais… Même s’il n’y avait autour de la table, que des mecs ! Mais je n’aurais pas besoin de le renier, ce cul « pollueur de relationnel » : avant qu’il ne trompette, je le boucherais…
--Et avec quoi le boucherais-tu, ton cul ?
--Avec mon âme, sacrebleu !
--Crois-tu que le souffle de ton âme ne te gonflerait pas les joues, ne ferait pas de ton cou un ballon de basket, et ne te serrerait pas les yeux et la tête dans un étau venu de tes entrailles comprimées ?
--Non ! Le souffle de mon âme est plus obstructeur de gaz délétères qu’un suppositoire de béton ! Et j’ose gager qu’aucun étau n’enserrerait mon regard !
--Outragé de ne point trompeter, je te prédis, Yugcib, que le Pet fusera en silence… Et qu’il sentira… Alors qu’il y aura des filles autour de la table…
--Ce ne sera point ma mort, mais ma résurrection ! Parce que mon âme aura été la plus forte dans ce pugilat entre l’œuvre de mon cul et l’œuvre de mon visage… D’ailleurs les filles ne sentiront rien : elles ont des nez si délicats !

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 13 Juin - 19:00

DOCUMENT « SUPER PIRATE »… Ecrit à la Poste de Magescq en septembre 2003.

Introduction :
Ne vous méprenez pas sur ce terme de « gouine » que j’emploie dans la première phrase de ce texte…
Pour ce qu’il a d’injurieux et de choquant dans le sens que l’on lui prête, désignant avec brutalité et discrimination une femme qui a des rapports sexuels avec une autre femme.
Dans mon esprit, je reprends ce terme pour exprimer à ma manière que, selon les goûts et les couleurs de chacun, une « gouine » en l’occurrence, n’a que faire de la bite d’un mec…
Autant dire que ce langage qui est celui du fond de mes tripes est, pour les « branchés » de ce qui prévaut, s’achète, se vend et court si bien les rues… Comme la bite d’un mec, pour une femme amoureuse des femmes, comme du poulet ou de l’entrecôte Bordelaise pour un végétarien. Et je n’ai jamais rêvé de convaincre les végétariens à bouffer de la viande pas plus que je n’ai rêvé de faire goûter ma bite à une gouine… Quoique, au risque d’en interpeller pas mal d’entre vous, du temps de ma vie de garçon, je me serais bien volontiers blotti dans les draps entre deux « copines »… Pour un tour de chenille à cent à l’heure avec, à chaque « tunnel » vertigineux, une volée de bises tendres dans les petites jointures et petits creux…
Ah oui ! Je peux bien faire le procès de la pornographie ! Mais il n’y a plus de pornographie lorsque des tonnes de gentillesse et d’amour écrasent les hypocrisies, les leçons de morale, les préjugés, et le gris souris des lundis matins dans le bureau du grand boss pour le « breafing » hebdomadaire et une analyse serrée des résultats commerciaux !

Le texte :
Pour une gouine, ma queue c’est pas du poulet ni du rumsteak. Ce serait plutôt du vieux coq qui a fait du stop.
Dans les interstices des méandres de ton esprit Kafkaïen, j’ai capté toutes les noirceurs de trou de bale du monde que les mondialistes veulent nous bailler à la raie du cul, j’ai compris pourquoi les Sommets capotaient, et les Altermondialistes devenaient légions.
Mais aucun Larzac n’est encore assez haut, et les aigles récalcitrants ne s’embrassent pas encore dans le fond du bec.
Si ma queue était vraiment du poulet, j’en ferais profiter les vendeuses de serpillères au marché de Grosny sous les bombes Russes.
Je voulais me suicider dans le ventre de Maman avant de venir au monde… Et je suis venu, sans avoir été commandé : « l’enfant du péché » comme on dit chez les Intégristes, les Cathos et les puritains dur dur… On m’a aimé quand même ! Ma mère était une femme très belle, et mon père, beau comme un Dieu, aux dires de ma mère. Et en plus, mon père et ma mère étaient des purs, des idéalistes, des gens qui avaient le cœur dans les tripes, plein d’imagination et du soleil dans les mains. L’ennui, c’est qu’ils sont pas restés ensemble et qu’on s’est quitté quand j’avais 14 ans… Mais ça, c’est une autre histoire…
Quand j’ai vu ce que c’était, une fois « lancé » dans la « si drôle d’expérience », je ne pouvais plus me suicider : c’était foutu, il fallait assumer, assumer et prendre des coups de tatane que tu savais pas d’où ça venait.
Ce sont certains visages qui m’ont empêché de me suicider. Un jour, au Lycée de Mont de Marsan, en 1965, l’année de « Poupée de cire poupée de son », un copain m’ a dit : « Si t’as quelque chose à exprimer, si t’as envie de faire le con pour rire, si vraiment t’as des trucs à dire, alors restes pas tout seul dans un coin, dis le leur, fous le leur dans la gueule, n’aies pas peur qu’on se moque de toi ou qu’on te foute des coups de pied au cul, vas y, balances la purée… Sur cent qui se foutront de ta gueule ou seront complètement indifférents, y’en a sûrement un qui a besoin d’entendre ce que tu as à dire, rien que pour celui là, exprimes le… » C’était après que j’ai eu fait une « grosse bêtise ». J’avais 17 ans… J’ai promis que je ne recommencerai jamais. Mais à cet âge là, on est encore très loin de cette extrême vieillesse où l’on croupit sur un pieu à caca sans pouvoir chasser les mouches, sous les regards des jeunes femmes en robe chic, des belles filles, des petites filles ou des nièces qui te regardent crever à petit feu en te tendant un gobelet de flotte avec un sourire angélique.
Quand t’es tout petit bambin, tout le monde s’extasie : « Oh qu’il est mignon, oh qu’il est gentil ! »… Et autres sucreries pour faire plaisir au plantin bien placé dans la hiérarchie, plantin qui d’ailleurs a pourfendu sa plantine d’où le môme là…
A cet âge béni du Système, les joujoux gadgets, les bonbons à la con pleins de colorants, les émissions de télé débile avec des putains de goldoraks qui crachent le feu et tournoient dans le ciel avec des épées flamboyantes, ces jeux imbéciles qui bouffent la tête du môme et occupent ses doigts à longueur de journée pendant que les parents se niquent, s’enfilent des joints, se scotchent à Star Académy ; à cet âge béni, donc, tout est permis, tout est bon pour que le moutard adhère à la société de consommation… Qui le considère d’ailleurs comme un petit Dieu… Et il le sait, le moutard, qu’il est un petit Dieu, il en profite, il en redemande, des gadgets de merde, des bonbons colorés, des goldoraks et des nouvelles séries de guignols articulés que déjà tous les copains s’arrachent à la récré de la maternelle.
Quand il grandit, le môme, et qu’il va au bahut en 6ème, il faut que son père ou sa mère se fendent de tous les derniers trucs à la mode : fringues, tee-shorts, cartables, trousses… tout des marques hyper dans le vent pour en foutre plein la vue… Et même si le môme y mordait pas au Système, soit parce que les parents sont trop pauvres, ou parce qu’il y a quand même des gosses altermondialistes, alors c’est la ruée de tout le collège contre ce « petit con » qui veut pas faire comme tout le monde.
Merde au Système ! Merde aux marques ! Merde à la société de consommation !
Là où ça commence vraiment à se gâter, c’est quand le môme devient ado, qu’il fait partie d’une bande, qu’il écrit sur les murs, qu’il vend de l’herbe, qu’il se shoote à la bière et à la vodka, qu’il sort son couteau au Lycée, qu’il crame des bagnoles au bas de l’HLM de ses parents… Alors là, ça va plus ! Le môme devient un délinquant, les vieilles à cheveux en chou fleur et tous les bourges à belle bagnole leur tombent dessus et voudraient que Le Pen gagne aux élections…
Et puis il y en a, des mômes, qui vont en fac, entrent dans la vie active avec un boulot qu’ils n’ont pas choisi parce qu’on fait ce qu’on peut en définitive, alors ils tombent dans le Système : loyer à payer, crédits, impôts, allocs, chômage, des horaires à la con, une putain de bagnole à payer, des échéances, des vacances pourries au Camping des Flots Bleus aussi cher qu’une location en HLM, de la bouffe aseptisée achetée en grande surface le samedi jour des courses avec bousculade à la caisse, des Star Académy et des thrillers de Tom Cruise à la télé…
Enculatory Lavatory WC cireur… T’es niqué jusqu’à l’os, mon pote ! Mais ça fait du bien par où ça passe en attendant que le ciel nous tombe sur la tête avec tous ces petits Chinois qui bossent 15 h par jour dans les usines autour de Pékin pour un salaire de 300 euro par mois. Tu respireras comment, toi, quand tous ces petits Chinois auront une bagnole, et tu feras quoi dans la vie quand il n’y aura plus qu’eux qui bosseront ? Ouais, ça va encore continuer longtemps cette merde ?
Un autre monde possible ? Tu rigoles ! Est-ce que 100 milliards d’euro et des centaines de lois et dispositions pour que ce soit mieux et surtout plus juste, est-ce que toutes les plus ferventes résolutions pour que les vieux crèvent plus tout seul, que les gosses soient pas laissés en vadrouille, est-ce que des sommets, des re-sommets et des forums, des consciences toujours plus éveillées encore, oui, est-ce que tout cela mis bout à bout et jusqu’en haut du ciel, pourra vraiment changer la face du monde ? Si l’on ne comble pas dès aujourd’hui la plus énorme lacune non seulement de notre époque mais de tous les temps : l’absence d’amour.
Est-ce que la charité, c’est de l’amour ? Est-ce que aimer les gens qui font quelque chose pour les autres, c’est de l’amour ? Est-ce que tendre un gobelet d’eau à un vieux décharné et fatigué qui sent même plus sa soif, c’est de l’amour ? Est-ce que faire une méga – fête entre amis c’est de l’amour ? Est-ce que triquer comme un âne en face d’une jolie fille bien habillée, c’est de l’amour ?
Non ! Rien de tout cela n’est de l’amour ! Je crois que pour savoir ce que c’est l’amour, il faudrait aller encore plus loin que tout ce que dit le Nouveau Testament, Jésus, les prophètes, le Coran et tout le cinéma… Ou alors, tout simplement, être comme un tout petit enfant, mais vraiment tout petit, à peine sorti du ventre de sa maman… ou de la couveuse après transplantation et manipulation génétique. Ou encore, tiens, comme ce chien abandonné sur le bord d’une route et qui attend que ses bons maîtres qui l’aiment tant reviennent, surtout ce petit garçon avec lequel il dormait hier.
Là où il y a de l’innocence blessée, il y a de l’amour. Mais l’innocence blessée ne compte pas dans le monde des références, de la politesse obséquieuse, des « Monsieur Ducon » long comme le bras et des feux de l’amour…
Ah ! j’oubliais… Pour l’amour : il y a aussi les trisomiques ! Ces gens là d’ailleurs ne vivent pas vieux. J’en ai connu un, un seul, ayant atteint l’âge de 53 ans. Il était sur un fauteuil roulant, comme un bébé, il fallait le faire manger à la petite cuillère, lui mettre des couches, il ne savait dire que son nom, enfin, son prénom plutôt, il articulait en prononçant de petits sons aigus, il avait un regard d’ange. Sa mère, qui le promenait et ne le quittait jamais, me disait : «  Qui est-ce qui va s’occuper de lui quand je serai morte ? J’ai bientôt 80 ans, heureusement je suis en bonne santé. Mais je ne serai pas éternelle. C’est mon petit, il est tellement gentil, et quand il voit une mouche qui se promène sur sa main, il rit aux anges et voudrait lui caresser les ailes. Il va aller où, quand je serai morte ? Dans une maison de dingues où on va l’attacher, le laisser tout seul, le bourrer de médicaments ? Il ne survivra pas. »
Ces gens là, les trisomiques, ce sont pas des dingues. Loin s’en faut… Ils sont seulement différents de nous parce qu’ils n’ont pas les mêmes repères de sensibilité, une autre perception des liens relationnels. Ils ont une autre intelligence que la nôtre. Ils ne sont jamais des vedettes ni des stars, n’écrivent pas des livres, n’ont pas été à l’école, on les voit jamais à la Télé sauf quand on se sert d’eux pour les « montrer » en spectacle… émouvant et drôle si possible… J’en ai vu une fois dans un supermarché, sous l’œil d’un éducateur : ils poussaient un chariot et s’échangeaient dans leur langage à eux des impressions sur tout ce qu’ils voyaient et touchaient ou comparaient.
Alors moi, tu vois, si je crève, c’est aussi au paradis des trisomiques que je veux aller, avec celui des minous, des filles pas belles que personne ne fait danser le 14 juillet, le paradis de l’idiot du village qui fait des ronds dans l’eau, retrouver le pauvre vieux retraité des PTT qui, en 1970, bouffait à la cantine du Louvre à Paris, seul à une table de 4 à l’heure d’affluence, atteint d’une putain de danse de St Guy qui faisait qu’il s’en foutait partout, de la sauce et des pâtes et du yaourt à tel point que personne ne venait s’asseoir à sa table malgré le monde qu’il y avait… Et aussi le pauvre Lovisat qui montrait son cul devant tout le monde, monté sur le bar de la cantine des PTT à Paris PLM en 1968, un pupille de la Nation, un gars qui vivait tout seul, un paumé. La Poste l’avait bombardé liftier, il s’occupait de l’ascenseur, dépoussiérait les sacs, balayait la cantine… Une fois, j’ai discuté avec lui, je me suis aperçu qu’il était pas si con que ça, qu’il avait même fait des études tout seul, et qu’il lisait des livres. Il m’a dit : « Tu comprends, moi, ça m’amuse de les faire rire. Je le fais exprès : je pousse des cris terribles, je hurle, je montre mon cul, je fais des grimaces, je raconte des conneries, je sais qu’ils se foutent de ma gueule mais ça me fait plaisir de les voir rire et c’est ma façon de leur dire que je les aime. Au moins comme ça, je sais que j’ai rien à attendre d’eux, ça leur fait du spectacle gratuit »…
Dans le paradis des minous, des paumés, des filles laides, des trisomiques et des briseurs de vase sacré, et des toutous cagneux… Là au moins je suis sûr qu’il y en a, de l’amour ! C’est pas comme chez certains conseillers financiers de la Poste qui ont encore de belles perspectives de carrière et qui se font « mousser » pour percer chef d’établissement dans des villes touristiques hyper côtées : ceux là font partie des « aide prédateurs », encensent le Système en s’arrangeant aussi pour passer pour des branchés, sont toujours dans le sillage des Huiles et on les voit dans les bouffes gastronomiques de la Boîte, se pavaner comme des dindons dans les cocktails du « plan stratégique » de la Poste.
Cela ne me suffit pas que les riches soient moins riches, que les pauvres soient moins pauvres, qu’il n’y ait plus de prédateurs ni d’aide prédateurs, qu’il y ait moins d’injustice etc… Je voudrais avant tout qu’il n’y ait plus d’ennemour. L’ennemour c’est peut-être pire que la haine, la violence ou l’indifférence. L’ennemour, c’est de l’indifférence déguisée, un mauvais carnaval de masques caramélisés, des visages fétiches peinturlurés, le sourire commercial et obséquieux de l’hôtesse d’accueil d’un grand hôtel pour touriste lambda, avec un rouge à lèvres pétant, une bouche en anus de pigeon barbouillé de jus de cerise. Ou encore, le gobelet en plastique à moitié plein de flotte tendu par Raffarin à un vieux de maison de retraite médicalisée. L’ennemour on en crève bien plus que de la dureté du monde.
Y ‘a des tas de pauvres mecs et de pauvres nanas, moches comme des poux selon ce putain de système assujetti aux références et aux valeurs d’apparence, quelquefois handicapés, vivant seuls, sans le sou, traînant leur ennui dans les halls de gare ou dans les squares, avec une vie intérieure grande comme un cosmos en voie de développement, qui passent leur vie à crever d’envie de se régaler avec quelqu’un de chic et gentil. Et ça va de 7 à 77 ans et même plus, parce que ça, ça s’arrête jamais, même sur un pieu à caca.
Tu vas pas en crever parce que tu te seras fendu d’un petit geste d’affection pour une gonzesse paumée qui a une bosse dans le dos ou un œil pas tourné du bon côté…
Y’en a plein le cul, de cet orgueil de merde, de ces affèteries, de cet esprit de branché pour faire bien, de ces cocktails et de ces forums d’entreprise où l’on pue du bec après s’être enfilé des petits fours salés et des drinks musclés, où l’on pérore sur le dernier modèle qui va faire un putain de tabac…
Y’en a plein le cul, des meneurs, des prédateurs et aide prédateurs, mais aussi des intellos humanistes sortis de Science Po et des « locomotives » d’un autre monde possible qui ont tous plus ou moins lu les bouquins contre le sens du monde. Tous ces gens là sont certainement animés des meilleures intentions du monde, sauf les prédateurs bien sûr, mais ils sont comme des oiseaux à grande envergure : ils gîtent en des nids inaccessibles ou bien protégés et étendent leurs ailes, parcourent de grandes distances, font entendre leur cri mais ne s’embrassent jamais dans le fond du bec…
Ceux d’en bas, ceux des nids bousculés, ceux qui se font prendre et encager ne seront jamais à la Une de l’actualité, ne passeront jamais à la Télé, ne feront ni livres ni chansons.
Qu’il y ait des meneurs, pour vraiment faire avancer le Schmilblic, ou des gueuleurs… et jusqu’à même des incendiaires pour dénoncer ce putain d’Ordre du Monde, je le conçois ! Mais, à un certain moment, il faut passer le flambeau aux anonymes, aux copains, aux gosses qui feront le monde de demain… Il faut savoir en toute humilité, dire qu’on ne peut pas, tout seul, même avec des tonnes d’amour et tout le feu de son esprit et de son cœur, inventer un autre monde possible. Sinon, si l’on continue à encenser les meneurs, à les faire passer tout le temps à la Télé, à faire de leurs actions des articles de journaux bien pétants avec des commentaires percutants, on retombera toujours dans le sens du monde et rien jamais ne changera.
Il n’y aura jamais d’amour sans humilité. A quoi servirait le meilleur levier du monde si l’on ne le laissait qu’entre les mains des élus ?

J’ai écrit ce texte en septembre 2003 alors que je travaillais à la Poste de Magesq dans les Landes.
Au regard des évènements qui, depuis 3 semaines ( novembre 2005 ) font la Une de l’actualité, ce texte me semble refléter dans une certaine mesure ce que des jeunes de nos villes peuvent ressentir.
Je ne dis pas cependant que les violences, les destructions de véhicules, d’écoles et de locaux ainsi que le comportement de ces jeunes ne puissent être analysés uniquement en fonction d’exclusions, de chômage, et de grande précarité, car la réalité est parfois brutale, abjecte, sans rapport direct les maux ou les carences de notre temps, de nos systèmes éducatifs et de nos structures familiales ou sociales.
En temps « normal », rappelons que la violence est quotidienne et que les médias ne couvrent pas « à la Une » en permanence des faits et méfaits aussi nombreux et fréquents que les accidents de la route, les sirènes des ambulances ou les disfonctionnements de nos services publics…
Cette violence des jeunes lors de ces dernières semaines, n’exprime-t-elle pas parfois… Un autre langage ? Un ressenti très profond, des aspirations confuses que le monde dans ses repères ou absences de repères, rejette ou ignore ?
Et si, dans l’envers de ces paroles de haine, de ces comportements et de ces actes qui, à priori, relèveraient de la barbarie à l’état pur… Il y avait… De l’amour ? Un amour si désespéré et si privé d’avenir qu’il en viendrait à se saborder ?
Mais ne soyons pas, cependant, leurrés par le regard que nous pourrions porter sur ces jeunes… et un peu moins jeunes : la violence, la cruauté, la bêtise, l’inconscience, la volonté de détruire, et, il faut le dire aussi, quelque chose d’indéfinissable, d’irrationnel et d’inquiétant en l’être humain, et qui n’est pas forcément lié à la nécessité de survivre, à l’éducation reçue, à la misère et aux problèmes de société ; tout cela entre dans la réalité du monde comme tout ce qui compose cette réalité et en est inséparable.

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MessageSujet: Le Petiot   Sam 30 Juil - 9:53

Le petiot

Il a sept ans ce dimanche, le petiot...
Sept ans... En fait il en paraît treize, le petiot...
Il sait déja tout... Enfin... comme on peut “tout savoir” à l'école de la rue ou dans les grandes classes de la Maternelle... La Télé, les potes, la “shoote”, les filles, les combines et les petits trucs... la vie quoi !
Il a sept ans ce dimanche, le petiot...
Et en ce jour si beau, beau et chic comme une robe de maman, en ce jour doré tout empli des fragrances de toutes les feuilles à moitié mortes de l'automne... L'on a fait venir toute la famille à la maison pour un grand déjeûner dans le grand salon... Et l'on a mis les grandes rallonges à la table.
Papa en costume, Maman dans sa robe chic, Mamy dans son tailleur de trente ans de mariage, Papé dans sa belle salopette de saltimbanque (Papé est un artiste), les grand'tantes engoncées dans leurs vestes étroitement boutonnées, Petite Mémé dans son éternel grand tablier noir fraîchement repassé, le Vieux Pépé dans sa veste de velours noir à grosses cotes (il a pris son accordéon), Tonton en knickers et bottes de cuir et de larges bretelles sur sa chemise... Et Tatie, la jeune et affriolante Tatie, la nouvelle amie de Tonton en ensemble pantalonnant...
On n'a pas fait venir les petites cousines (les filles de Tonton)... Elles sont en convalescence de rougeole et toussent encore, et c'est Ursuline, la voisine de palier de l'HLM de Tonton, qui les garde... et leur fera des crêpes...
Ah les petites cousines ! Le petiot, une fois, il les a troussées dans la cave !... Et doucement, longuement embrassées...
La Tatie en ensemble pantalonnant, elle a peut-être un joli visage et des fesses qui tournicotent... mais qu'est-ce qu'elle est tarte !
Au gâteau bien plantureux, architecturé comme une tour de Babel, rutilant de crème rose et violette surmonté de sept bougies bleues... Le petiot a soufflé très fort... Mais ce sont les yeux de sa maman qui ont donné de l'élan à son souffle... Jamais, jamais, il ne lui avait vu ces yeux là, à sa maman... C'étaient des yeux qui balayaient d'un seul coup toutes les sciences des potes, de la Télé et de l'école de la rue...Et ça faisait un bien fou, une fulgurance...
Elle portait une très jolie robe,très bien coupée, maman...
Au gâteau, il n'avait plus faim, le petiot... C'est que... après trois fois du rôti et des frites...
À la cantine il donnait toujours sa part de gâteau à l'un de ses camarades. Mais il brandissait une pancarte “rabiot” quand venait le plat de petits pois ou de patates ou de pâtes ou de carottes...
Au gâteau, une fois soufflé les bougies, il disparut sous la table, le petiot...
Et personne ne s'inquiéta désormais de ce qu'il fit, le petiot, sous la table...
Il se sentait un peu flou, le petiot...
Et toutes ces grandes personnes qui discutaient sport, politique, actualités, événements de la ville...
Par moments, de grands éclats de rire...
Des rires qui ne le faisaient pas du tout rire, le petiot...
C'était bien, sous la table, tout de même !
Il lui vint un souvenir...
Il avait trois ans passés... Papa et Maman suivaient à la télé une émission de variétés... Il était assis en tailleur en face d'un vieux train déglingué aux gros wagons cabossés et aux rails disjoints... C'était du plancher à l'époque, dans le salon...
Il venait de faire pipi dans sa culotte et à portée de ses bras, il y avait un tas de vieux journaux... Il avait froissé les feuilles de papier journal et épongé tout autour de lui, le pipi répandu en étalant les feuilles mouillées jusqu'au plus loin possible... ça lui avait beaucoup plu... il en avait eu le zizi tout dur... À l'école maternelle, Mario son copain lui avait raconté que les grands quand leur zizi devenait dur, ça faisait du lait qui sentait une drôle d'odeur...
Il avait fait pipi dans sa culotte, tout doucement, comme s'il essayait de se retenir mais que ça coulait quand même...
Alors que les rires caracolaient au dessus, d'un bout à l'autre de la table, et que Tonton racontait une histoire salée en faisant sa grosse voix... Il vit, le petiot, devant lui, tout près, vraiment tout près... les jambes de sa maman, croisées, si belles, si belles... et nues... jusqu'aux genoux où s'arrêtait la robe...
Il se sentit envahi d'un bien être fou...
Quand il se “touchait le pipi” les matins où il restait au lit jusqu'à dix heures, ça lui faisait du bien... Mais pas à ce point là, comme ce dimanche après midi sous la table, près des jambes de maman...
Il n'avait même plus besoin de se toucher... Il en suffoquait, il en râlait... Et très vite – mais vite comme dans un grand train express lancé à toute allure mais où, de la vitre du compartiment le paysage ne défile plus du tout – son zizi aussi dur qu'une barre à mine se mit à tressauter, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois... dans sa culotte...
C'était comme si le zizi avait traversé la culotte, s'était dressé jusqu'aux genoux de maman, et doucement frotté du bout, au bord de la robe...

Personne n'a jamais, jamais su... Maman, à ce moment là, riait si fort, à cent lieues de pensée de son petiot !
Et le petiot, il a plus jamais essayé de trousser ses petites cousines dans la cave ou ailleurs en quelque endroit “défendu”...
Le petiot, “ça”, ça lui est resté...
Le copain Mario il avait dit : “les grands font de la purée, et les vieux quand on leur a gratté le crapaud, ça tressaute à sec comme aux gosses”...
Ah le petiot !... S'il avait pu faire de la purée, pour ses sept ans ce dimanche, ça aurait traversé la culotte et giclé sur le bord de la robe de maman...
Elle a jamais su, maman...
Le Petiot, il a fait un coquillage secret rempli de bonbon venu des étoiles, caché entre des planches d'une cabane qu'il ne fait visiter à personne...
Ah, le petiot, le petiot !
... Et au fait... La petiaude ?
Ah, les vieux, les vieux !
... Et au fait... Les vieillettes ?

Et pour terminer... Une question :
Pensez vous que je pourrais avoir une prédilection en matière d'habillement féminin, pour les ensembles pantalonnants – fussent-ils de la dernière mode, très “in” ou très “tout ce qu'on voudra” ?
Ah ah !

Pour la “petiaude” j'aurais imaginé une autre histoire... Où cela ne se passait pas sous une table et où le “coup de craque” ne serait point venu du parfum de toilette de Papa ou de la botte du grand frère frappant le ballon de foot... ou encore à la vue de la poitrine velue du prof de gym à l'école...
Non, pas du tout... Rien de tout cela...
Avec la “petiaude” nous serions entré je crois, dans une “autre dimension”... quoiqu'avec l'histoire du “petiot” le dimanche de ses sept ans sous la table familiale... il y eut une dimension...
Cela aurait été dirais-je, quelque peu “Harrypotteréen”... avec la “petiaude”...
Avec les filles à vrai dire je ne sais pas très bien...
Je sais seulement qu'il y a quelque chose de terriblement pareil... dans une dimension de féminité...
Et c'est dans cette dimension de féminité qui m'est apparue aussi étrange qu'intime, telle qu'un souvenir émouvant et heureux de mon enfance... Que je parviens à décrypter les signes – et la tectonique – de l'être-femme... avec il est vrai, plus ou moins de bonheur...


Comment c'était, avant la Féminité ? ... S'il y avait eu un avènement de la Féminité ?
Sans doute “oeil pour oeil, dent pour dent”, comme dans l'Ancien Testament (la loi ancienne)...
Mais la Féminité en tant que concept purement humain – et donc, appliquée à l'humain – ce n'est jamais que de l'humanité...
Alors, il n'y a pas de “loi nouvelle”...

... Au dessus de la table (au moment de souffler sur les sept bougies) il y avait eu - incontestablement - cette "complicité d'une infinie tendresse" entre le petiot et sa maman... D'où le regard de la maman qui "balayait toutes les sciences de l'école de la rue, des copains, des filles et des petits trucs et combines"... Comme si c'était cela même la "révélation", autrement dit la science, c'est à dire cette infinie tendresse toute emplie de complicité et d'adhésion totale à une manière de penser, de ressentir... et qui nécéssairement devait (a du) impacter toute la sensibilité, toute l'intelligence, tout l'imaginaire du Petiot... lequel Petiot deviendra "grand" avec "ça"...

... Au dessous de la table, il n'y avait plus de regard, plus de visage (de la maman)... Mais il y avait la Féminité même... Bien sûr c'étaient les jambes de maman... des jambes croisées, très jolies, très élégantes et qui faisaient un bien fou, absolument fou, à regarder... au point qu'il advint ce qu'il advint (et que je décris)...
Faut-il rappeler que sous la table, il n'y avait, il ne pouvait y avoir... que ces jambes là! Sûrement pas celles par exemple de l'affriolante Tatie (la nouvelle petite amie de Tonton) en ensemble pantalonnant... ou encore celles des grand'tantes ou de la Petite Mémé... qui en aucune façon ne devaient "faire rêver" le Petiot...

... Il y a... Tout ce que l'on peut éprouver (et qui fait un bien fou) pour une femme, un jour...Pour une autre femme, un autre jour... Ou encore (mais c'est plus rare) pour une seule femme dans toute sa vie...
... Il y a... Tout ce que l'on peut éprouver (et qui fait un bien fou)... de la Féminité même... de la Féminité toute entière, c'est à dire de ses fragrances, de ce dont elle se vêt, de ce qu'elle voit, de ce qu'elle respire, de ce qu'elle bat (que ce fût-ce comme le coeur d'un oiseau ou comme le coeur d'un poulpe)... Et il me semble que, outre la peinture et la musique, la littérature est “particulièrement bien placée” pour se “jeter sur une femme, se jeter sur la Féminité”...
Alors, alors... peut-être y-a-t-il quelques marges à franchir... ou quelque bois, ou quelque fossé, ou quelque cloaque même...
Peut-être y-a-t-il quelques foudres de regards, quelques doigts pointés... à devoir supporter...
Pour un amoureux fou de la Féminité...


... L'un de mes amis sur un autre forum, un ami en lequel j'ai une grande confiance et dont l'écriture est "plus épurée" que la mienne, et qui lui est, si je puis dire, un "expert" en matière de littérature et de langue Française... Me disait après avoir lu ce texte du "Petiot"... "Voilà une anecdote gentillette et amusante qui n' a pas une grande valeur littéraire"...
Je suis bien d'accord avec lui... Mais tout de même... Un André Gide (je ne me compare pas à André Gide loin s'en faut...), un André Gide qui a écrit "Si le grain ne meurt" ; un André Gide donc, qui aurait été "davantage porté sur la Féminité" au lieu d'avoir une "préférence" pour les garçons... Aurait sans doute pu écrire quelque chose de "semblable" dans ses souvenirs "intimes" d'enfance...
Sans doute aussi aurait-il "formulé" différemment, peut-être d'une manière "un peu plus littéraire" ?

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 3 Oct - 14:56

L'impossible "dernière" (totalement inédite... et surtout pas "dans la chambre bleue") :

Connaissez vous l'histoire du papy de 75 ans qui fait avec son petit fils de dix ans un concours de "qui pisse le plus loin" ?

... de deux choses l'une (c'est selon, c'est à dire s'il y a eu opération ou pas ) :

1/ le papy est battu à plate couture : c'est à peine si de son dindon ratatiné suinte un petit filet discontinu dont la flaque lilliputienne au sol ne dépasse pas le bout de ses pieds...

2/ le papy bat presque son petit fils à un demi centimètre près, mais en fait il ne le bat pas, parce que le jet est un peu alourdi par la purée qui part avec le pipi...

Mon "opinion" sur cette "affaire là" :

1/ est "préférable" à 2/ (tant pis pour la gloriole qui consisterait pour le papy à pisser plus loin que son petit fils de dix ans)... En effet il vaut mieux "être nul" en jet franc et dru, mais en contre partie, pouvoir encore balancer la purée au fond d'une femme, plutôt que d'épaissir le pipi dans la vessie...


NOTE : "celle là" tu la trouveras pas dans Charlie Hebdo, ni chez aucun humoriste patenté référencé, ni chez Laurent Ruquier à On est pas couché... ( surtout depuis que les deux "chics nanas" Natacha et Audrey ont remplacé les 2 érics, l'Audrey étant la compagne d'Arnaud Mondebourg... Mais soit dit en passant, Arnaud Mondebourg n'a pas de souci à se faire "de ce côté là" , du moins pas encore)...



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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Lun 30 Juil - 21:52

Au nom de ...

Au nom du pére et du saint esprit
Au nom d'allah
Au nom de Yugcib
Au nom de toutes les couillonnades du monde
Au nom de la face du Boucque qui veau-cifère et de la Touite qui pue
Au nom du fric
Au nom des joujoux pour toutous de riche
Au nom de bachar el hassad
Au nom du carré pro de là où ça swingue la musique tam tam coeur de pieuvre
Au nom de la clique qui nous broute l'herbe sous les pattes
Au nom du cul et de la bite
Au nom de la bouffe aseptisée labellisée sous emballages scellés
Au nom du vase sacré
Au nom du sacré coeur sur le sang des communards
Au nom des morales et des vertus bardées de chartes
Au nom du foot
Au nom des dopes autorisées
Amen
Ramen
... Et y'en a plein le cul
D'amen et de ramen

ça suffit pas de croire en son propre système et de chier sur le système
il faut aussi et autant chier sur son propre système

Amen

Tu te fous de ma gueule ou quoi ?

Proutt...

Là c'est mieux mon pote

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Mer 1 Aoû - 8:38

... Le "plus" à mon sens, d'un site par rapport à un blog, c'est que sur un site tu tombes forcément (lorsque tu le découvres) sur une page d'accueil... Une page d'accueil qui donne en quelque sorte une "philosophie générale", et que, à côté du texte et de l'image de cette page d'accueil, il y a un "menu déroulant" comportant les différentes catégories et rubriques du site. (Autant dire, de pages)...
Tandis que sur un blog, tu tombes inévitablement sur le dernier billet posté, et que, même s'il y a comme sur un site, un "menu déroulant", il n'en demeure pas moins que ce dernier billet est celui de "l'humeur du jour", qu'il est donc "particulier", et qu'il ne représente pas forcément "le sens de l'oeuvre de l'auteur"...
Bien sûr, pour prendre un exemple, le blog que j'ai sur Sud Ouest "paroles et visages", comporte en haut à gauche (en petit) une rubrique "à propos" ; et sur la gauche un menu déroulant... Mais cela reste un blog (et ce n'est donc pas un site).
... Ainsi, en ce qui concerne le texte que vous voyez ci dessus " Au nom de..." (un texte "super pirate à la yugcib")... Sur mon site j'ai pu le placer "là où il le fallait" c'est à dire dans une page intitulée "super pirate suite 2"... Et non pas dans le module blog de mon site...
Imaginons ce même texte "Au nom de..." en tant que "dernier billet posté" sur mon blog de Sud Ouest "paroles et visages"... Et que, plusieurs jours durant ne publiant rien sur ce blog, ce billet soit donc visible durant autant de jours...
Je ne suis certes pas "un fana d'image de marque" ... (de l'image que je conçois de donner de moi en "roulant de grosses mécaniques" de poète et "d'homme d'écriture et de penseur sur le Net")... (rire)... Mais tout de même ! ... Mon blog de Sud Ouest, c'est "pas tout à fait le même genre d'univers que le Coin de Yugcib sur NB loin s'en faut" (je n'y dis point tout, et si d'aventure l'on s'aventure "ailleurs" -et donc sur ce "coin de yugcib"- c'est qu'on l'aura bien voulu et alors "advienne que pourra")...
... Par contre... par contre (rire)... Sur le "blog du Merdier" (le blog de bebook alexandrie) que j'ai ouvert en mars 2007, alors là "je m'en fous complètement" et j'y publie du "pirate" qui paraît en première page tant pis... Parce que ce blog là, en somme "il n'est pas si visité que ça" (et que je le laisse se dandiner sur le Net comme le caca-cadeau d'un toutou polisson sur le beau carrelage de la sallamamma du tonton bien vu de la famille)...
D'où ce nom de "blog du merdier" que je ne changerai jamais ! ... A ce sujet, j'ai "scandalisé" ma chère/chère cousine que j'adore, ainsi que quelques autres personnes de ma famille d'ailleurs, quand je leur ai dit à l'époque que j'avais sur Alexandrie un blog intitulé "blog du merdier"... Je me suis entendu dire "oh, comment, Guy, peux-tu ainsi parler de caca à propos de ton blog, toi le poète, un homme si sensible, si aimant la langue française, et qui peut écrire de si belles choses" !
Je leur ai ri au nez !
Et j'en ris encore ! Oui, ça sera toujours "le blog du merdier" !




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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Mer 1 Aoû - 9:16

yugcib a écrit:
A ce sujet, j'ai "scandalisé" ma chère/chère cousine que j'adore, ainsi que quelques autres personnes de ma famille d'ailleurs, quand je leur ai dit à l'époque que j'avais sur Alexandrie un blog intitulé "blog du merdier"... Je me suis entendu dire "oh, comment, Guy, peux-tu ainsi parler de caca à propos de ton blog, toi le poète, un homme si sensible, si aimant la langue française, et qui peut écrire de si belles choses" !
Je leur ai ri au nez !
Et j'en ris encore ! Oui, ça sera toujours "le blog du merdier" !


Au moins, tu oses !
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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Mer 1 Aoû - 11:54

... Mais il faut dire aussi que sur un blog par rapport à un site, du fait que c'est le dernier billet qui vient forcément "en première ligne"... parfois il peut s'avérer "judicieux" (et dans une certaine opportunité) que "ce billet là" puisse "macérer" plusieurs jours d'affilée... Et c'est ce que je me dis lorsque d'aventure il m'arrive de produire ce genre de billet, alors je ne " l'enterre point tout de suite" en lui faisant succéder un autre billet (ou plusieurs)...
Par contre, sur un site, c'est différent... à moins que ce site ait un module blog (ce qui est le cas pour mon site)... et ça m'arrange bien d'autant plus que les pages (ou rubriques) ont une capacité limitée en longueur de texte...
Si je n'avais point eu ce module blog dans mon site, je me demande comment j'aurai fait pour pouvoir publier tout ce que je publie sans être obligé de faire un menu déroulant long comme Lisbonne Vladivostok avec je ne sais pas combien de catégories et de rubriques (il y en a déjà 120 et quelque je crois)...
Il y a bien dans leur système de gestion quelque chose qui s'appelle "rubriques cachées" (pour éviter de sans cesse faire de nouvelles pages dans le menu) mais ça marche pas très bien leur truc !

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Dim 28 Juil - 10:07

 

... C'est "tout ce que j'ai trouvé de mieux" (rire) comme "smile" (au fait comme on dit smile en "bon fran'gahoutt" -petite icône humoristique?- )... Pour "faire remonter" ce "vieux fil", ce "vieux fil" qui ne veut pas devenir un vieux/vieux pépère à casquette et à car d'Ibardin chansons paillardes gueuleton de retraités égrillards au resto d'Ibardin retour à Lesperon dans les Landes complètement pompette... Ce "vieux fil" qui refuse catégoriquement et ostensiblement de passer aux oubliettes et qui d'ailleurs demeure toujours d'actualité et qui loufe comme une petite trompette de fête foraine en faisant des rides au fond de la cuvette des WC... Ce "vieux fil" pour éventer retourner jupes zé voile d'une fatma au dessus de la grille d'une bouche d'aération chaude de métro son ayatollah de mari le nez dans le Coran la précédant ne voyant pas durant les cinq secondes du coup de vent le string rouge de sa femme soumise et battue... Ce "vieux fil" à décoiffer le chou fleur des mémères feu de l'amour Dallas Croisière s'amuse qui gueulent contre les jeunes de banlieue et plus encore contre les anarchistes de la plume qui sévissent sur le Net ...
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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Dim 28 Juil - 12:00

:ehben:  :singe: 
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MessageSujet: J' VOUS EN CONTE UNE DE BIEN RAIDE ...   Mer 18 Sep - 15:01

À dix-huit ans, comme d'une gueule de gargouille diablotine, jaillit une cascade ; à soixante ans, comme d'une tête de dindon pendante et toute de chair fripée, suinte un filet en pointillé...
Mais, en général dans l'avance que prend l'automne de la vie, lorsque se dresse encore la tête du dindon et que se tend un cou noueux, il sourd du bec enturbanné de chair, une salive qui, après une curée parfois nécessaire, se déverse dans le gosier...
Alors, autant que faire se peut, laissons longuement suinter le dindon au dessus du siège, n'optons pas de sitôt pour la curée nécessaire, afin de mouiller encore de salive jusqu'à un âge canonique, de douces lèvres de femme...
À sec, cela fait autant de bien que si cela mouillait, certes... Mais si cela ne mouille plus ; dans les yeux égarés et chavirés de la femme adorée, cela fait comme une brise brûlante et sèche chargée d'électricité...

… C'est vrai, me direz vous... à juste titre : « On ne plaisante pas avec ces choses là »...
N'empêche, n'empêche... le « sujet » est fort sensible... Et nos « grands humoristes » ne se risquent guère sur ce « terrain là »...

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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Mer 25 Sep - 11:37

... Autres sujets sensibles, "ultra sensibles" dirais-je... :

Certains handicaps très lourds dont on ne parle pas parce qu'ils touchent à quelque chose d'intime en soi, la mort, la religion... Et d'une manière générale, tout ce qui dérange, perturbe, contrevient à ces certitudes "en béton" que l'on porte en soi, que l'on affiche, et qui sont censées constituer un "socle de pensée morale et de bon aloi"...
Et c'est vrai, que "rigoler" de ces choses là, ça la fout mal, ça heurte, ça surprend, ça te classe "vilain petit canard", et ça peut même des fois te faire foutre en taule, te planter ton patrimoine immobilier ou financier pour peu que tu aies quelque bien... Et pire encore, ça peut te faire trouer la peau...
A mon avis, bon nombre d'humoristes ne sont pas de vrais humoristes... Arriver à faire rire là où ça fait vraiment mal, c'est pas donné à tout le monde !

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MessageSujet: Trou de bale   Lun 6 Jan - 8:30

Il était une fois un trou du cul qui pensait...
Et pour un trou du cul, aux dires des trous de bec bien dessinés... Penser c'est un péché, cela pue et dérange!
Au lieu de vous péter un fa dièse bien naturel dans une réunion mondaine, ça vous fait un vent musiqué de prose qui vous fouette le visage.
Peut-on étrangler un trou du cul qui pense?
Le boucher d'un suppositoire afin qu'il ne fasse que des la mineur, le planter sur un vélo sans selle afin qu'il largue ses vérités dans le tube et n'empêche pas de pédaler?
Un trou du cul qui pense ça fait perdre aux cervelles le sens des points cardinaux.
Un trou du cul qui pense ça gêne les trous du cul ordinaires qui pètent avec le cul des autres...
Un trou du cul qui pense ça se laisse pas forcément baiser sur des couchettes de première classe...
Un trou du cul qui pense ça n'a pas de religion, ça pète sur la politique et sur la morale et c'est moins hémorroïdé qu'un trou du cul qui se prend pour une cervelle.
Un trou du cul qui pense ne laisse souvent rien d'autre à son notaire que la peau dont il est fait...
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MessageSujet: Re: Les textes "impossibles" et "super pirate"...    Mer 8 Jan - 10:39

Un orangoutang sur la scène publique

Dieudonné sera-t-il cité au "flop ten" de "On n'est pas couché", en numéro 1, ce prochain samedi soir ? Je l'imagine, caricaturé en "orangoutang" ou en quelque énorme chimpanzé vociférant, brandissant un régime de bananes à moitié pourries... Mais qu'est-ce que c'est que ce macaque qui verse dans l'antisémitisme et dans le négationnisme et qui en plus, est un proche de l'Islam politique ?
J'assume mes propos : c'est un macaque, un orangoutang, un chimpanzé... Et qu'on l'expédie dans une cage, dans la soute à bagages d'un charter à destination du Centrafrique, et qu'on le largue au beau milieu d'une jungle équatoriale, loin de tout endroit habité, avec des pythons, des boas, des panthères qui lui courent au cul...
Je veux un spectacle où on a pas pu l'interdire (où il est interdit mais se produit quand même) et où l'on a prévu avec quelques centaines de spectateurs ultra perturbateurs, des cageots de tomates et d'oeufs pourris, pour lui balancer sur la gueule ; et tout ça soutenu par des dizaines de gardes mobiles et de flicaille de Manuel Vals venus à la rescousse auprès d'un public déchaîné anti dieudonné !
Dieudonné, orangoutang ! chimpanzé ! gorille ! macaque! Retourne dans ta brousse !
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