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Olga Bergholz

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Masques de Venise
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Date d'inscription : 06/05/2005

MessageSujet: Olga Bergholz   Lun 16 Mai - 17:11

16 mai 1910, Saint-Pétersbourg (Empire russe - Actuelle Russie) : naissance d'Olga Feodorovna Bergholz (ou Berggoltz, ou Berggolts), en russe О́льга Фё́доровна Бергго́льц, poète et dramaturge.

Née dans un faubourg ouvrier de Saint-Pétersbourg, elle était fille d'un médecin et, en dépit des conditions historiques, put faire de bonnes études. A quatorze ans, elle publiait ses premiers vers et, un an plus tard, rejoignait le groupe "Changement" où elle devait rencontrer son futur mari, Boris Kornilov, poète d'obédience franchement communiste.

Après la naissance de leur fille, Irina, en 1927, Olga reprend ses études à l'Université de Léningrad et obtient, trois ans plus tard, un diplôme en philologie. Le journal "La Steppe Soviétique" l'expédie alors au Kazakhstan. Loin des yeux, loin du coeur, dit-on : toujours est-il que la jeune femme décide de demander le divorce et se remarie avec Nikolaï Molchanov.

De retour à Léningrad avec son nouvel époux, elle trouve un emploi de journaliste pour le journal édité par la direction d'une usine électrique. Cela lui permet de vivre et d'élever sa fille mais, en parallèle, elle consigne ses sentiments et ses pensées dans des poèmes qui seront réunis par la suite en recueils. On citera "Nuit" en 1935 et "Veines" en 1935. Gorki appréciait tout particulièrement ses "Poèmes" de 1934.

A la fin des années trente, elle perd ses deux filles - elle en avait aussi eu une, Maya, avec Molchanov - et Boris Kornilov, son premier mari, est arrêté par la GPU avant de disparaître lors des Grandes Purges. Olga elle-même est emprisonnée en décembre 1938. Battue et violentée lors des interrogatoires, elle perd l'enfant qu'elle attendait. Elle sera réhabilitée et lavée de tout soupçon dès l'année suivante mais le mal était fait.

En
1940, elle prend officiellement sa carte au Parti communiste soviétique, plus pour se protéger que par véritable conviction politique. Elle ne sait pas encore qu'elle va devenir l'une des figures historiques du siège de Léningrad, qui durera neuf cents jours. A la radio, elle donne sketches et poèmes pour tenter d'alléger la pression subie par les habitants de la ville et les soldats. Elle chante l'amour, l'héroïsme, la fidélité et ses textes sont recueillis dans "Journal de Février" et "Poème de Léningrad", tous deux en 1942, "A la Mémoire de Nos Défenseurs" en 1944, "Ton Chemin" en 45 et quelques autres.

Par la suite, elle écrira sur les grands faits historiques et héroïques de son pays (notamment "Pervorossyisk" en 1950, un poème sur les travailleurs de Petrograd) et publiera son autobiographie "Les Etoiles du Jour" en 1959. N'oublions pas tous les poèmes parus dans "Le Noeud" et évoquant ses sept mois de prison sous Staline, parus pour leur part en 1965.

Olga Bergholz
devait mourir à Moscou, le 13 novembre 1975.

Ses poèmes et son autobiographie ont été traduits en notre langue.

_________________
"Mon Âme est une Infante en robe de parade,
Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
Ainsi qu'une galère oubliée en la rade."

Albert Samain

La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
Charles de Gaulle


Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.
Jean Hougron


Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. 
Pierre Desproges

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman. 
Pierre Desproges

https://www.notabeneculturelitteraire.com/



Dernière édition par Masques de Venise le Mer 16 Mai - 12:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Olga Bergholz   Lun 16 Mai - 17:12


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Dont l'exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d'un vieil Escurial,
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