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Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien

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MessageSujet: Ce "joli cochon"   Ven 12 Aoû - 8:07


... Ce "joli cochon" finira-t-il un jour prochain en rôtis de porc et en saucisses ?

Je faisais une promenade en vélo sur la piste cyclable de la Haute Moselle entre Remiremont et Bussang (Vosges)... A la sortie de Vecoux, village à sept km après Remiremont je vis dans un enclos au bord de la piste, ce "joli cochon" qui me voyant descendre de vélo pour lui dire bonjour, s'approcha tel un minou vers moi...
"Eh, François, comment veux-tu qu'j- te trouve aujourd'hui" ?

"Alla-ou-Akbar" ! Grogna François !
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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Ven 12 Aoû - 8:15


... Cette vieille 203 camionnette datant des années 50, trônant dans le jardin enchanté de Berchigranges  (route de montagne Vosgienne qui part de Granges sur Vologne et aboutit au Champ de Laxet sur le plateau de Champdray)... Le jardin de Berchigranges est l'un des jardins typiques les plus visités en France...
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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Ven 12 Aoû - 8:35


... Nounours à 165 Francs !
C'est ce nounours à 165 Francs, que ma mère avait acheté à Auchan à Perpignan en 1982, pour mon fils alors âgé de 2 ans...
Le nounours avait fait le voyage, quelques jours avant Noël 1982, sur la banquette arrière de la Datsun de Roger (le compagnon de ma mère), de Perpignan jusque chez nous dans les Vosges...
... Un jour de juillet 2016 en vidant une partie du grenier de notre maison des Vosges, j'aperçus ce pauvre nounours "bouffé par les souris" et dans un état déplorable, bon à foutre en l'air... Avant de lui faire prendre le chemin de la déchetterie, je le photographiai...

... Il y avait aussi, d'ailleurs il y est encore... sur une étagère dans notre chambre, "Nounours à 55 Francs", un petit nounours bleu ciel que ma femme avait acheté chez Stahlin le marchand de jouets à Bruyères en 1981... Ce nounours là, il a pas été bouffé par les souris !

Petite "parenthèse" pour dire que, en 1981 en tant qu'agent de guichet à la poste de Bruyères je gagnais 4400 Francs par mois, ma femme Institutrice 4600 Francs, et que une tonne de boulets coûtait 1200 francs et nous durait 3 mois (on avait renoncé à l'Anthracite à 1400 francs la tonne) et qu'on payait par mois pour le prêt pour la maison (travaux importants) 2666 Francs... Et y'avait aussi la garde de notre fils petit bébé chez Raymonde sauf bien sûr le mercredi le samedi et le dimanche...

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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Ven 12 Aoû - 8:45


... Ce sont là nos deux vélos, le "beau p'tit vélo de dame d'la chère Irène" (acheté 1200 francs d'occase dans une bourse à vélo à Epinal en 1992, un beau vélo qui neuf, aurait coûté 3000 Francs)... Et mon vélo à moi, celui dont j'ai hérité de mon père en 1984, un Mercier (soit dit en passant dans l'héritage, ce vélo c'est la toute première chose qui m'est venue à l'esprit question de l'héritage je me foutais du reste)...
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MessageSujet: Source de la Loue   Ven 12 Aoû - 20:18


... Source de la Loue dans le Haut Doubs...

Je pensai à ce moment là, au "touriste lambda" qui, aimant la nature et étant très sincèrement ému en face de cette vue, mais n'ayant qu'une connaissance très sommaire en préhistoire et ne se sentant pas comme "relié" à ces époques lointaines de l'histoire de la Terre, au passé de notre planète... Ne songeait peut-être pas comme moi, qu'il pouvait être "traversé d'éternité" à la vue de ce qui se passe ici, de si "intemporel", de si "de toujours"... J'avais l'impression en ce lieu, ce jour là, le dimanche 3 juillet 2016, à 11h le matin, d'être né il y a trente millions d'années...

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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Ven 12 Aoû - 20:24


... A quoi pouvais-je bien rêver? ... Je précise que je ne fais pas de sophrologie... Quoiqu'une ou deux fois récemment je parvins à fermer les yeux sans penser à rien, rien de rien, durant quelques minutes...

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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Sam 13 Aoû - 14:30

Ah, la fameuse Loue ! Je viens de lire un roman dont la Loue devenait pratiquement un des personnages ! (La Terre qui penche de Carole Martinez).
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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Ven 26 Aoû - 8:12


... Ce Rhododendron dans le jardin, autour de ma maison à Tartas, était (fut) magnifique au printemps dernier, en fleurs opulentes aux couleurs vives. Mais dans les mois de juillet et d'août 2016, il a tellement souffert de sècheresse et surtout de forte chaleur entre 35 et 40 degrés, que je le retrouve en ce lamentable état à mon retour des Vosges... Sans doute ne "ressuscitera-t-il pas" au printemps 2017... MAIS, MAIS... "c'est infiniment moins grave, le dépérissement de ce rhododendron, que le cancer d'un ami ou d'un proche !"
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MessageSujet: INFORMATION    Jeu 10 Aoû - 17:57

... Au delà de cette page 25 de ce fil, suit un autre fil intitulé "Dans mon grenier ou dans mon cellier" ...

Afin que ce fil ne se retrouve point "enterré" dans une page lointaine, je m'arrange de temps à autre pour le "propulser" plus en avant, afin qu'il apparaisse sans qu'on doive aller à je ne sais quelle page précédente...

Pour cela, je l'ouvre et dans le cadre "réponse" je fais un petit signe afin de faire "reprendre rang" au fil...

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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Ven 16 Fév - 20:37



... Ce vendredi 16 février 2018, je parcourais la piste cyclable entre Contis plage et Mimizan plage et je me suis arrêté en cet endroit, situé à 8,5 km de Contis : la plage de Lespecier... Il n'y a juste qu'un parking pour les voitures et pour les vélos, à cette plage, pas de boutiques ni de cafés ni de restaurants ni de "fast food" (donc la Société de consommation loisirs vacances n'a pas envahi ce lieu)... On ne voit que la plage, l'océan à perte de vue, hiver comme été... Bon, peut-être en juillet août il doit y avoir un vendeur de casse croûtes ou de glaces en camion...
J'ai été surpris (mais finalement pas si étonné que ça), de voir cette borne WIFI : j'ai essayé avec mon smartphone, oui, y'avait du réseau ! Alors qu'il n'y avait pas un chat en ce jour de février!

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MessageSujet: Souvenir d'une assemblée générale à la Société littéraire de la Poste et de France Télecom, en 1998   Mer 4 Avr - 9:13

... Il est de ces êtres, que l’on rencontre une ou plusieurs fois dans notre vie, et qui s’inscrivent dans notre mémoire de la même manière qu’une légende entrant dans la mémoire collective d’un peuple… Non pas que ces êtres aient été fondamentalement différents de ce que nous sommes, mais sans doute parce qu’ils avaient en eux, quelque chose d’eux seuls qui nous rejoignait alors même que nous ne le savions pas : cette part de merveilleux et d’inconnu, devenue soudain accessible et crédible, traversant la vie et le temps…


... Du temps où je me rendais en moyenne une année sur deux à l'assemblée générale de la société littéraire de la poste et de France Télécom, société dont j'étais à l'époque le délégué pour le département des Vosges de 1985 jusqu'en 1998 ; je rencontrais André Guérin qui lui, représentait la société littéraire pour la région Picardie.

Nous nous rencontrions un jour de mars assez proche de l'équinoxe, au 20 avenue de Ségur à Paris, là où siègeait l'Autorité Postale.

André Guérin aurait pu être mon père. C'était un homme généreux, cultivé, mais très simple. Il avait été facteur, puis receveur distributeur de la Poste dans une bourgade de Picardie. A la retraite depuis une vingtaine d'années, il lisait des centaines de livres et faisait paraître une revue de qualité, tant par la présentation que par les textes soigneusement sélectionnés.

Chaque fois que nous nous rencontrions en ce jour de mars lors de l'assemblée générale annuelle, nous étions lui et moi, inséparables bien que faisant partie d'un même groupe, avec Josette Rasle la secrétaire et Henri Mouet du centre de tri postal de Paris PLM.

Après les discussions et les travaux de l'assemblée générale du matin, venait le repas de midi, gastronomique et plantureux, arrosé de bons vins, dans une atmosphère conviviale et chaleureuse où chacun avait l'occasion de s'exprimer…Rires, plaisanteries, petites anecdotes et bons mots fusaient de toute part. Dames et demoiselles "sur leur 31", coiffées à ravir, souriantes et loquaces n'en finissaient pas de nous émerveiller, André Guérin et moi, alors qu'Henri Mouet et quelques messieurs "bien allumés" de vins de Bourgogne ou d'Alsace, semblaient faire "bande à part" joyeusement attablés autour de Gabriel Rémy, l'auteur d'un roman "Cochebille " qui avait gagné le Prix Découverte l'année précédente.

Lors de cette réunion annuelle en 1998, avant mon départ en mutation, de la Poste des Vosges pour la Poste des Landes, je fis part à André Guérin durant la visite guidée au Louvre, de ces émerveillements et de ces émois qui m'avaient si agréablement saisi en la présence, ne fût-ce que d'un bref instant, de ces femmes aux si jolis visages et si bien habillées venues de leur Aquitaine, de leur Provence ou de leur Bourgogne natale…

C'est fou, lui avais-je dit, ce que l'on peut se sentir inspiré, loquace, et empli de bien être lorsque visages et voix féminines, étoffes, rubans, écharpes, jolies robes, imperméables et manteaux légers, sacs à main et talons hauts participent à cette fête de l'esprit et du cœur où l'on se sent accueilli et convié avec autant de gentillesse et de délicatesse spontanées. J'évoquais en particulier Josette Rasle et Martine Rauzet, les deux secrétaires de la société littéraire. Nous nous marrions comme des gosses et en ce moment là je sentais le temps s'élargir et ralentir comme un balancier d'horloge comtoise qui va s'arrêter. Nous nous regardions tous les deux, notre demi de bière à la main, assis à la terrasse du bar du Louvre, nous fûmes un instant sans voix, sans doute perdus l'un et l'autre dans nos pensées. Tout au dessous de la terrasse du bar, dans le grand hall, s'allongeaient des colonnes de visiteurs de tous les pays du monde, nous percevions d'étranges et agréables musiques qu'une lumière d'après midi et qu'un murmure d'humanité traversaient d'ondes bienfaisantes…
A quelques encablures de la bulle que nous formions ; lui, André Guérin, l'ancien facteur Picard féru de littérature, qui aurait pu être mon père ; et moi, le Vosgien d'origine Landaise qui aurait pu être le fils du facteur Picard ; nos belles formaient une autre bulle… une bulle florale.
Du coup, le balancier de l'horloge comtoise venait de s'immobiliser en une éternité habillée et visagée à ravir…

Rompant le silence qui nous unissait, j'eus alors cette question :
" A l'âge que tu me dis avoir, toi qui pourrait être mon père, ça te fais quoi ces jolies créatures ? "
Il me répondit :
" Oh, tu sais, à mon âge, ça me fait pareil qu'à la vue d'une jolie fleur " !
Et je lui déclarai :
" Eh bien moi je n'en suis pas encore tout à fait là ! Et j'ai beau me sentir une belle âme, les jolies fleurs comme tu dis, avec leurs essences et leur verdure de dimanche après midi, elles me picotent drôlement et je me jetterais bien entre leurs pétales " !

... Après la promenade ou la sortie traditionnelle (Bateau mouche ou visite d'un musée) se tenait, en une vaste salle de réunions, au Ministère ou en un autre lieu de la capitale, de 18 heures à 20 heures 30, le grand cocktail géant qui précédait la Soirée Spéciale , dédiée cette année là à Arthur Rimbaud…

André Guérin, pour sa part, ne participait guère en général, ni au cocktail ni à la soirée. Il devait alors regagner par le train sa Picardie natale, après une journée bien remplie, quelque peu éprouvante pour lui étant donné son âge...

Nous ne nous sommes plus revus. Nous avons eu seulement deux ans plus tard, un échange de lettres… Je demeurais alors à Lesperon, dans les Landes et je n'étais plus délégué de la société littéraire.

André Guérin est aujourd'hui une chrysalide légère et transparente comme l'azur, suspendue entre les plis d'un voile d'éternité... (J'ai appris sa disparition quelques années plus tard, dans un bulletin de la Société Littéraire)...
Et toutes ces jolies fleurs qu'étaient pour nous ces dames et ces demoiselles, dont les visages et les verdures de dimanche après midi avaient si délicatement embrassé mon regard, quelles saisons ont les ont-elles emportées, dans ces essences d'elles dont mon esprit est toujours amoureux ?

Au cocktail et à la soirée, je ne quittais pas d'une semelle mon ami Henri Mouet, le délégué de Paris PLM, qui incendiait à sa manière les "huiles" de la haute congrégation, vidant les verres de punch, grillant force clopes à bouts dorés et engloutissant les petits fours salés et sucrés…
Un acide, un amer, un noir... Mais au grand cœur…et d'un esprit fécond, aussi féru de littérature qu'André Guérin, cet Henri Mouet, avec sa dégaine de Philippe Noiret !
Il me disait :
" Il y a trop d'orgueil et d'hypocrisie là dedans ! Ce sont toujours les mêmes qui parlent et qu'on publie" !
Suivaient quelques propos salaces ternissant les étoffes de ces belles dames et griffant les jolis visages… Mais il avait tout de même de bons mots, et quelques gentillesses pour de rares copains à lui qui, à son sens, eussent mérité davantage de reconnaissance. Il me disait encore :
"Toi, tu fais pas de bruit, on te voit qu'en petit comité, mais t'es fidèle, tu viens presque tous les ans et tu joues pas des coudes autour de la table du buffet où se pavanent comme des dindons ces beaux messieurs du Ministère" !
C'est vrai, lui avais-je répondu, je ne me vois pas prendre la parole sur l'estrade devant tous les invités et les participants de la soirée…T'as raison : c'est plus sympa et plus convivial en petit comité, quand tu te sens accueilli par des visages et des regards amis .

... Dans la première partie de la soirée, étaient présentées les œuvres de quelques adhérents de renom, les récentes publications de revues régionales, les programmes festifs, le calendrier des sorties culturelles, des expositions et des salons.
Un intermède entre les séances de dédicaces, les discours et les questions aux auteurs, et l'inévitable palmarès pour l'attribution des prix, présidé par l'une des deux charmantes secrétaires en robe de cérémonie, invitait quelques uns d'entre nous dans l'assistance à lire les textes ou les poèmes de son cru … Toutefois, ces lectures en public avaient au préalable fait l'objet d'une sélection. Et notre ami Henri Mouet ponctuait à voix basse mais suffisamment audible de propos acides ou frondeurs les silences, reprises, hésitations ou cafouillages des lecteurs émus.

Il n'est jamais facile de lire ses propres textes en public : la passion, le ton et l'émotion avec lesquels on les lit devant un public parfois inattentif ou distrait, ou le plus souvent dispersé dans des perceptions très diverses ; ne sont que rarement en symbiose parfaite entre l'auteur et un public… qui n'est pas vraiment son public.
Certes, ce que l'on met de soi dans le texte lu ne doit pas à mon sens, extérioriser ou imposer au public cette émotion que l'on croit souveraine et qui ne sera pas forcément partagée… Mais plutôt s'écouler vers le public comme une eau qui chante, jaillie de sa source et dont la voix, le rythme et le ton s'efforcent de rejoindre ce qui relie entre eux les gens…
Nous eussions préféré, Henri et moi, assis au dernier rang de fauteuils bleus de l'auditorium, entendre des textes plus "musclés", plus novateurs, plus créateurs d'atmosphère. Mais nous savions qu'en dépit d'une convivialité reliant des sensibilités diverses, nous étions immergés dans le courant du monde, un courant immuable coulant de son eau habituelle et aseptisée…

... Etait enfin venue pour clore cette si belle journée printanière, la seconde partie de la soirée, consacrée à la vie et à l'œuvre d'Arthur Rimbaud.
Je ne savais pas encore que c'était la dernière fois que j'assistais à l'assemblée générale de la société littéraire de la Poste et de France Télécom…

... J'ai su, autant pour André Guérin que pour Henri Mouet, le drame de leur vie… La grande blessure, celle dont la cicatrice ne s'efface jamais. Et ce rêve immense avec lequel on finit par s'en aller tout seul dans la chrysalide suspendue sur le fil avant d'être emportée par le vent…
Tous deux vivaient désormais séparés de l'être qu'ils avaient aimé : un fils pour André Guérin, et un ami pour Henri Mouet.
J'ai compris que le temps d'une journée de mars, j'avais été pour l'un comme pour l'autre, cet ami et ce fils…


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MessageSujet: D'étranges gaillards venus d'ailleurs...    Sam 9 Juin - 7:26


... Ce sont là mes dernières réalisations de modelage en argile durcissant à l'air...
Parfois en me promenant dans la nature par des chemins forestiers ou de montagne, ou encore le long de cours d'eau, il m'arrive d'imaginer de petits êtres, des sortes de gnomes ou de drôles de petits singes qui tout à coup surgissent et déambulent puis s'enfoncent sous des fourrés, des buissons ou dans des trous sous des pierres... Et je les imagine, ces petits êtres, en fait des sortes de petits humanoïdes ou petits mammifères, se nourrissant de pousses végétales, d'insectes, de larves, de vers, de baies sauvages...
La nature -c'est ce que j'observe ces temps ci, à vrai dire depuis déjà plusieurs années- devient de plus en plus inhabitée et ce n'est que de loin en loin par moments, que l'on entend des cris d'animaux, d'oiseaux ; que l'on voit déambuler dans les herbes, au sol, sur les écorces des arbres, autour des pierres, au bord ou au milieu des chemins, toutes ces petites bêtes que l'on apercevait souvent jadis, en général des coléoptères... Il y a encore, le "bousier" ce coléoptère noir bleuté, quelques cétoines, des cloportes et autres assez communs, que l'on peut voir encore assez souvent, et des fourmis, des chenilles...
Dans les prés, dans les champs, là où en été il y a de hautes herbes, je ne vois plus autant de sauterelles (de ces petites vertes et brunes) si communes...
Et j'ai du mal à imaginer un cours d'eau, une rivière, une étendue d'eau, sans poissons : je m'arrête, je me penche, je scrute l'onde... rien ne nage dans l'eau, autre que les "lézards morts" que sont les brindilles, ou les "petits crocodiles" que sont de grosses branches au fil de l'eau...

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MessageSujet: Re: Images et photos, anecdotes, souvenirs et environnement Yugcibien   Sam 9 Juin - 11:56

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La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre !
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Et ce qui importait en fin de compte, c'était moins d'être vaincu que d'avoir une âme de vaincu car cela seul est sans remède.

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Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer, je ne vais quand même pas partir sans lui. - Pierre Desproges

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MessageSujet: Juin 1983, un jour d'orage dans les Vosges, à la fin d'une promenade en vélo   Jeu 28 Juin - 8:02

... C'était durant la première semaine du mois de juin dans les Vosges, mon père était venu passer quelques jours chez moi et j'avais pris un congé (je travaillais alors à la Poste de Bruyères)...

... ça a débuté comme ça...
Nous revenions papa et moi, de Gérardmer, l'un derrière l'autre sur nos vélos, avec au dessus de nos têtes de gros nuages sombres et menaçants...
Au passage à niveau de Laveline devant Bruyères, alors que nous empruntions le chemin caillouteux longeant la voie ferrée (un raccourci), nous fûmes assaillis par une averse de grêle, un coup de vent furieux, et, tout proche de nous des éclairs...
Au bout de quelques minutes la grêle se fit pluie...
Il n'y avait à proximité aucun abri, nous étions trempés de la tête aux pieds...
Les éclairs se succédaient, encore plus proches de nous.
Papa me disait qu'il n'avait pas peur de mourir, je le voyais rire, son visage ruisselait...
Nous n'avancions pas bien vite sur ce chemin caillouteux dans l'emprise de la voie ferrée.
Enfin l'averse a cessé lorsque nous avons rejoint la petite route menant à ma maison.
Un petit élancement dans la poitrine... Mais papa n'en fit point cas... Il venait de descendre de vélo et me disait : "tu vois, Guy, quand on roule à vélo, de temps à autre ça fait du bien de marcher en poussant le vélo"...
ça a débuté comme ça, pour mon papa : un petit élancement dans la poitrine, un jour d'orage à la fin d'une promenade en vélo...
Sept mois plus tard, le 3 janvier 1984 il mourait...
Cela n'a rien à voir, comme dans "Voyage au bout de la nuit", avec le récit du commencement d'une vie, ce qui a débuté comme ça, pour papa...

... En me souvenant de ce retour de promenade en vélo avec mon père sous l'orage, je pensai à Louis Ferdinand Céline qui, au matin du 1er juillet 1961 après avoir peut-être donné à manger à ses chats, fait le tour de son jardin et monté le petit escalier devant l'entrée de sa maison ; s'était allongé et était mort subitement d'une rupture d'anévrisme...
Sa femme Lucette, qui n'avait pas voulu le déranger dans son repos (il faisait chaud et lourd ce matin là), ayant découvert son Ferdinand sans connaissance et réalisé qu'il était mort ; s'est peut-être dit (c'est ce que j'imagine) "ça débute comme ça la solitude"...


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MessageSujet: En sortant d'un stationnement dans un parking...    Mar 3 Juil - 7:47

... Ce que je raconte là (ce qui s'est passé ce jour là le samedi 23 septembre 2017 sur un parking situé derrière une pharmacie et à côté d'une boulangerie, à l'entrée de Bruyères dans les Vosges juste après le rond point de Leclerc) ; je n'en ai eu connaissance que deux mois plus tard...
Vers la fin du mois de novembre 2017 à mon retour dans les Landes à Tartas, je vois dans ma boîte aux lettres un avis m'invitant à me rendre à la Poste pour retirer une lettre recommandée.
Cette lettre venait d'une société d'assurance, Alliantz, et me disait que le 23 septembre 2017 j'avais percuté un véhicule en stationnement, que je m'étais enfui, que des témoins s'étaient manifestés et qu'une plainte avait été déposée à la gendarmerie de Bruyères pour "délit de fuite"...
Je n'avais aucun souvenir de cet accrochage, et bien sûr je me suis rendu chez mon assureur, la Maif, qui a contacté Alliantz et j'ai eu alors connaissance des détails concernant cet incident, notamment la date où cela s'est produit ainsi que le lieu, et la nature du dommage dont j'étais responsable.
Cela a donc eu lieu ce samedi 23 septembre 2017 à 10h du matin, dans un parking derrière une pharmacie et à côté d'une boulangerie. J'ai heurté lors d'une manoeuvre de recul en quittant l'emplacement où je m'étais garé, un véhicule en stationnement (une voiture sans permis Aixam Super Luxe) de telle sorte que ce véhicule a eu un feu rouge arrière écrasé, un enfoncement de la carrosserie en dessous du feu, et l'extrémité du pare choc tordue...
Effectivement, quand j'ai su que c'était ce jour là et sur ce parking que j'avais eu cet accrochage, je me suis souvenu alors que ce jour là, comme d'ailleurs lors d'autres jours, j'étais venu acheter du pain à la boulangerie. Et que j'avais trouvé difficile ce samedi matin, de sortir de la place où je m'étais garé (il faut dire que ce parking est petit, et que l'espace entre les rangées de places au milieu, est "calculé au plus juste")...
Toujours est-il – et cela je le conçois, peut paraître incroyable, difficilement crédible- que lors de cette manoeuvre de recul je ne me suis rendu compte de rien : d'aucun choc, d'aucun bruit, d'absolument rien d'anormal (peut-être à ce moment là, il y avait un environnement bruyant, plusieurs voitures allant et venant, des bruits de portières qu'on ouvre ou ferme, etc.)... N'empêche que la voiture Aixam Super Luxe a bel et bien été percutée et que des témoins (sans doute des gens sortant de la boulangerie et ayant noté mon numéro d'immatriculation) m'ont vu partir, et que le propriétaire de l'Aixam Super Luxe a demandé à ces gens de venir témoigner en gendarmerie... Car pour eux c'était un délit de fuite manifeste...
Il est tout à fait évident pour moi je tiens à le préciser, que si je m'étais rendu compte du choc produit, je ne serai pas parti, je serai descendu de ma voiture et j'aurai tout de suite cherché à contacter le propriétaire de l'Aixam...
Mais je le redis, aussi incroyable, aussi peu crédible que cela puisse paraître (surtout au constat des dégâts occasionnés, un feu rouge écrasé, un enfoncement de la carrosserie de 20 cm de large, l'extrémité du parce choc tordue)... Je ne me suis vraiment et sincèrement rendu compte de rien, je n'ai rien ressenti... Donc je suis parti le plus naturellement du monde...
Je sais on me dira "c'est incroyable, comment est-ce possible que je n'ai rien ressenti" ? C'est pourtant la vérité... la vérité incroyable !
La lettre recommandée d'Alliantz, dont j'ai eu connaissance fin novembre 2017, deux mois après l'incident, ne me précisait pas le lieu de l'incident, ni la nature du dommage... Et c'est seulement après que mon assureur la Maif, a traité le dossier et contacté Alliantz, que j'ai su pour le lieu exact, les circonstances, la nature des dommages...
Pour finir, en mars 2018, le propriétaire de l'Aixam a été indemnisé par l'assurance, pour un montant couvrant les frais de réparation, remise en état et remplacement de pièces (il y en avait en tout, tout compris pour 700 euro)...
Mais le dossier concernant le délit de fuite n'était pas clos... La gendarmerie de Bruyères a fait suivre le dossier à la gendarmerie de Tartas où j'ai été convoqué dernièrement, invité à produire un justificatif fourni par l'assureur comme quoi l'affaire était traitée et le propriétaire du véhicule indemnisé. J'ai signé une déposition au sujet de cette affaire (en gros une partie de tout ce que je dis ci dessus -dont le fait que je n'ai pas ressenti de choc au moment de ma manoeuvre de sortie d'une place de stationnement)...
Je précise aussi enfin, que lorsque j'ai eu connaissance de cet incident, donc deux mois après, j'ai regardé sur mon véhicule à l'endroit où j'ai heurté l'Aixam, et je n'ai pas vu ni éraflure, ni enfoncement ni détérioration de carrosserie, juste un tout petit peu de peinture de la taille d'une virgule, partie ; et que mes feux fonctionnaient normalement...

... Dans les parkings de super marchés, grandes surfaces et autres, en général, j'essaye de me garer toujours l'avant de ma voiture en avant, donc sans personne devant moi, de façon à ne pas avoir à reculer...
En effet, en reculant, si jamais y'a un p'tit gosse de 2/3 ans qui lâche ne serait-ce qu'un instant la main de sa maman, que je vois pas, et que je heurte, même tant soit peu sans que ce soit grave (si c'est grave alors, bonjour les complications à n'en plus finir ça te suit toute ta vie)... T'es emmerdé pour un bon bout de temps, avec les constats toubib, assurance, tout qui s'ensuit, c'est la galère...
ça me traumatise tellement ce genre de truc qui peut arriver, que j'essaye à tout prix de me garer capot en avant sans personne devant moi pour pas avoir à reculer !
Et à noter aussi que les systèmes avertisseurs de recul (feux, signal sonore) sur pas mal de voitures, ils t'indiquent seulement que t'es en train de reculer sans forcément te préciser si l'obstacle est tout proche (c'est le cas sur ma bagnole une C3, mais ça l'était pas sur la bagnole que j'avais avant, une Fiat Idea qui elle, m'indiquait la proximité réelle de l'obstacle au moment du recul)...
Dans bon nombre de municipalités, les pouvoirs publics qui mettent en place des parkings, ne se rendent pas toujours compte que ces parkings sont en dimensions et en allées entre les rangées de places, "calculées au plus juste" autant dire trop étriqués. Aussi, quelle galère parfois, pour quitter un stationnement!

... Quand j'ai su pour la grosse tempête qui a sévi sur Bruyères et environs, dans les Vosges début janvier 2018, je me suis dit (j'ai pensé) à ce propriétaire de la voiturette Aixam Super Luxe qui aurait peut-être pu avoir sa jolie petite voiturette, écrabouillée par un arbre déraciné par la tempête... Dans ce cas, ç'aurait été un dommage bien plus que de 700 euro !
Du coup j'ai regardé sur internet à quoi ça ressemble, une Aixam Super Luxe !
N'empêche... à cause de ça, du délit de fuite (involontaire je précise) voilà-t-il pas que désormais pour le restant de mes jours, âgé en 2018 de 70 ans, je me trouve faire l'objet d'une fiche de police en bonne et due forme avec tout archi tout photo de face et profil empreintes digitales chaque doigt et la main entière la droite et la gauche...
Et chaque fois désormais, aussi, que je vois dans les parages une de ces voiturettes genre Aixam ou autre, garée quelque part, que ce soit dans les Landes, dans les Vosges ou ailleurs... automatiquement je pense à cette histoire qui m'est arrivée et je fais comme une fixation (une sorte de tilt dans ma tête) ... Rire...


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